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La citoyenneté sociale envisagée à la fois sous l’angle de l’étude des mouvements sociaux et sous celui d’une mise à l’épreuve des théories politiques contemporaines, en particulier des théories de la justice

La seconde problématique en matière l’élargissement de la citoyenneté vise à en étendre les cadres, non pas géographiquement, mais conceptuellement, en réfléchissant d’un point de vue à la fois normatif et sociologique sur les manières de concevoir et de pratiquer la citoyenneté sociale. Par « citoyenneté sociale » nous entendons, dans la perspective de Marshall ou de Robert Castel, l’attribution de droits socio-économiques, comme le droit à la sécurité sociale.

S’inscrivent dans cette perspective de travail du laboratoire un ensemble de travaux sur les liens entre justice et responsabilité, sur les différents usages de la notion de responsabilité. D’autres réflexions s’intéresseront non plus à la justice distributive mais à différentes formes de justice réparatrice, notamment lorsqu’elles concernent les accidents du travail, ou les torts occasionnés par les discriminations passées. Plusieurs chercheurs continuent également de s’interroger sur le care et sur sa reconnaissance, sur les frontières entre care et justice, et sur les traductions institutionnelles de ces frontières. Enfin, des recherches seront poursuivies sur les controverses autour de situations sociales d’injustice et les principes de justification qui sont alors mis en jeu.

Ces questions sont au cœur de la coopération scientifique durable que nous avons nouée avec un réseau de chercheurs de l’USC (University of Southern California, États-Unis) autour des questions de "Global Justice", pour une approche critique et comparative de cette notion. Elles concernent aussi la coopération menée avec divers chercheurs et laboratoires des universités Paris 8 et Paris Nanterre sur la problématique de la justice spatiale.




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