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Les conditions sociales d’accès à des citoyennetés dites post-nationales ou transnationales

Le questionnement du Cresppa sur la citoyenneté porte également sur ses formes contemporaines d’élargissement. Son premier volet part des figures de l’étranger et du migrant. Développant des travaux déjà engagés, plusieurs recherches porteront sur les mécanismes d’« altérisation » entendus comme un processus de catégorisation et d’étiquetage en tant que personne indigne de la citoyenneté. Inversement, on s’intéressera aussi, principalement dans le cas français, aux conditions sociales de possibilité des mobilisations en faveur des migrants et des étrangers ainsi que des mobilisations de migrants et d’étrangers, par exemple de sans-papiers. Le droit de vote des étrangers, en particulier au Portugal, fait également l’objet d’une enquête qui sera développée de manière comparative. Et plusieurs recherches sont conduites dans le cadre d’une sociologie politique comparée des émigrations (haïtienne, mauritanienne, européenne) dans un contexte géographique appelé à s’élargir.

Un second volet général portera sur la problématique de l’universalisation des droits sous forme d’une « justice globale » et sur le rôle des réseaux transnationaux dans des luttes pour la défense de droits de l’homme en Afrique et en Asie. Il s’agit de conduire une réflexion collective sur les conditions sociales d’une citoyenneté transnationale. Elle devrait permettre de revenir de manière distanciée sur plusieurs de ses formes historiques comme l’internationalisme ouvrier ou les manières diverses d’alter-mondialisme.




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