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Corps, genre, sexualité

La mise en commun d’approches disciplinaires et épistémologiques diverses dans la recherche sur le corps et la sexualité ouvre des perspectives de recherches nouvelles, dans deux principales directions, qui se font écho :

  • La description et l’analyse de pratiques symboliques et sociales et d’identités sociales encore peu abordées par les études féministes et de genre, impliquant le corps et/ou la sexualité (pratiques sexuelles, expérience de la maternité, diverses pratiques sportives ou artistiques, rôle de la sexualité dans la vie politique et les mouvements sociaux). Il s’agit de mettre en lumière des pans entiers du monde social jusqu’à présent peu observés, de faire émerger, à travers ce que ces objets révèlent, des interrogations nouvelles (rapport aux normes, représentations des féminités et des masculinités, hétéronormativité, constructions de majorités et de minorités). Ces projets participent ainsi d’une réflexion épistémologique ouverte par l’histoire des sciences, la théorie queer et les approches trans.
  • La description et l’analyse de la conceptualisation du genre et de la sexualité dans leur interdépendance. Il s’agit d’analyser les processus de pathologisation des identités sexuelles ou de leur transformation ainsi que la mise en place et la perpétuation de l’hétéronormativité y compris sur le plan des corporéités. Comment la sexualité devient-elle un objet des sciences au cours de l’histoire et quelles vérités racontent ces sciences sur les corporalités, les identités, les pratiques et sur les perceptions de l’émancipation sexuelle ? Qu’est ce qui est minorisé, omis ou trivialisé dans ces thématiques ?

Un programme de réflexion sur la division du travail sexuel reproductif et non reproductif sera mis en place, où se développeront des approches de philosophie du droit, éthique, histoire des sciences et des techniques afin d’appréhender les mutations présentes et à venir concernant les législations sur l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les lesbiennes et/ou les femmes « seules » ou sur la GPA (Gestation Pour Autrui). Il s’agira, à partir d’une analyse transnationale, d’interroger la division du travail sexuel reproductif, sa justification éthique et son encadrement juridique.




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