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Architectes, archives et institutions. L’organisation de la profession.
Fondée sous la monarchie de Juillet, à une époque où le statut professionnel de l’architecte n’est pas règlementé, la Société Centrale des Architectes (1840-1953) devient un acteur majeur dans l’organisation de la profession et la réforme de l’enseignement. Suite à l’organisation de l’exposition « Les Trésors de l’Académie d’Architecture » et la journée d’étude « Archives » en octobre 2015, le premier objectif se situe à la reconstitution du fonds de la Société Centrale d’Architectes (1840-1953) qui contribuerait à retracer l’histoire de la genèse de l’institution architecturale mais aussi à mieux comprendre ce que les gens font ensemble et ce qu’ils fabriquent : des stratégies, des connaissances, des conventions, des représentations. . Il s’agit de faire non seulement sa monographie mais étudier sa position au sein du milieu associatif et ses rapports aux diverses institutions (l’Etat, l’Ecole des Beaux-Arts, l’administration des Bâtiments civils). Cette histoire croisée nous permettrait d’éclaircir les clivages entre Paris et la province et entre niveaux national et régional, les hiérarchies et les tensions qui structurent le champ professionnel, mettre en lumière les questions qui perdurent ou resurgissent dans des contextes historiques différents- notamment la réorganisation des études d’architecture ainsi que de la figure persistante de l’architecte-artiste et sa vulnérabilité face à ses concurrents successifs - mais aussi de mieux comprendre les accords, les coopérations, les combats qui rassemblent et les procédures par lesquelles se construisent entre les acteurs, ce que Howard Becker appelle des « compréhensions partagées » .

Des livres, Des architectes (1945-1999)
Codirection avec Pierre Chabard du programme de recherche « Des livres, Des architectes (1945-1999) », financé par le Bureau de recherche architecturale et urbaine du ministère de la culture (BRAU)
Outre des édifices, la culture architecturale est jalonnée par des livres. Cependant les usages historiographiques cantonnent trop souvent ces livres soit au statut de source, où s’abreuve une histoire des idées, soit au statut de corpus où s’abîment des analyses très internalistes, que celles-ci portent sur leurs conditions textuelle ou matérielle. Cet ouvrage collectif soumet les livres des architectes à un tout autre type d’enquête qui les saisit cette fois comme des objets inscrits dans l’espace social.

23 avril 2017


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