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Recherches en cours

 

Les conflits socio-environnementaux générés par les inégalités d’accès aux ressources naturelles et aux services urbains qui les distribuent.
Issus en grande partie d’un refus de l’internationalisation du « modèle français » (et de ses effets sociaux) par les « multinationales de l’eau » à partir de la fin des années 1980, les mouvements de protestation récents contre la privatisation de l’eau, en Amérique du Sud et en Europe, ont bouleversé les contextes politiques locaux dans lesquels ils ont surgi, à l’intersection des logiques internationales, des pouvoirs nationaux et de la gestion territoriale des populations urbaines défavorisées. Loin d’ouvrir les « espaces de négociation » nécessaires à la consolidation d’une nouvelle « gouvernance mondiale », ces conflits révèlent au contraire l’entrelacement d’institutions, d’organisations et d’agents sociaux (États, experts internationaux, entreprises privées, autorités nationales et représentants de la « société civile », etc.) en lutte pour la définition et le contrôle des politiques de régulation des ressources naturelles.
Dans le prolongement des enquêtes déjà menées sur les inégalités socio-spatiales d’accès à l’eau dans les zones périphériques de La Paz et El Alto en Bolivie, ce projet développe une stratégie de recherche à moyen terme (sur 4 ans) consistant à élaborer, à partir de l’étude de conflits socio-environnementaux exemplaires, une grille d’analyse articulant les multiples niveaux de la régulation des ressources naturelles et des services urbains.

5 juin 2016


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