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Ouvrages  2011-2013

 

 

Pierre Chabard, Marilena Kourniati (dir.) Raisons d’écrire. Livres d’architectes (1945-1999), Paris : Editions de La Villette, 2013 - 262 p., postface Christian Topalov.

La question de l’architecture réside-t-elle exclusivement dans l’œuvre bâtie ? D’aucuns pourraient le penser, mais l’intérêt que les architectes ont toujours manifesté pour concevoir des livres surprend et interroge. Ainsi, l’étude des ouvrages écrits et lus par eux forme un champ de recherche tout à fait privilégié dont l’enjeu est de renouveler l’historiographie de l’architecture. C’est pourquoi « Raisons d’écrire » rassemble ici une série d’enquêtes sur sept publications cultes de la seconde moitié du XXe (...) Lire la suite...


 

Isabelle Gouarné L’introduction du marxisme en France. Philosoviétisme et sciences humaines, 1920-1939 Rennes : PUR, coll. « Histoire », 2013 - 288 p.

Comment la pensée de Marx, encore largement ignorée parmi les intellectuels français des années 1920, a-t-elle pu s’imposer comme « la philosophie indépassable de notre temps », selon la célèbre formule de Sartre ? Rendre compte de ce renversement est la visée de ce livre qui propose une enquête de sociologie historique sur les milieux intellectuels philosoviétiques de l’entre-deux-guerres. En croisant les archives internationales du communisme et les archives des sciences françaises, Isabelle Gouarné (...) Lire la suite...


 

Olivier Roueff Jazz, les échelles du plaisir. Intermédiaires et culture lettrée en France au vingtième siècle Paris : La Dispute, 2013 - 365 p.

Jazz, les échelles du plaisir, histoire sociale inédite, accessible et vivante du jazz en France, éclaire l’histoire culturelle du XXe siècle sous un jour nouveau. Il montre comment musiciens, auditeurs et intermédiaires culturels se rassemblent, et parfois se confrontent, pour faire vivre les plaisirs du jazz. Olivier Roueff, sociologue et spécialiste du jazz, raconte les hauts faits des musiciens (de Django Reinhardt à Martial Solal) et les grandes batailles critiques (Hugues Panassié contre (...) Lire la suite...


 

Vanessa Codaccioni Punir les opposants. PCF et procès politiques 1947-1962 Paris : CNRS Éditions, 2013 - 416 p.

Arrestation du dirigeant Jacques Duclos à la suite des manifestations contre le général américain « Ridgway la peste », accusations de complot, répression militaire des « soldats du refus », affaire Audin, tuerie de Charonne. À l’heure de la guerre froide, des conflits indochinois et algérien, les militants communistes affrontent la mécanique repressive d’un État lancé dans la chasse aux « criminels politiques ». Nourri d’archives inédites et de nombreux témoignages, le livre de Vanessa Codaccioni nous (...) Lire la suite...


 

Camille Peugny Le destin au berceau. Inégalités et reproduction sociale Paris : Le Seuil, La République des idées, 2013 - 128 p.

Aujourd’hui, sept enfants de cadre sur dix exercent un emploi d’encadrement. À l’inverse, sept enfants d’ouvrier sur dix occupent un emploi d’exécution. Même si la société française s’est considérablement ouverte au cours du XXe siècle, la reproduction sociale a cessé de diminuer depuis trois décennies. Le constat est sans appel : les conditions de la naissance continuent à déterminer le destin des individus. Cette situation attise la défiance envers les institutions et sape les fondements de la cohésion (...) Lire la suite...


 

Sylvain Bordiec Jeunesses précaires. Impasses et horizons Paris : IRES/CFTC, 2013 - 176 p.

« Les jeunes et la précarité », « les jeunes dans la précarité », « la précarité et les jeunes », les « jeunes précaires », les « précaires jeunes » etc. Les thèmes de la jeunesse et de la précarité sont aujourd’hui massivement investis par le domaine administratif, par la sphère politique et syndicale, par l’arène médiatique et par la société civile. Cette mise au premier plan sur l’agenda politique et médiatique comporte le risque d’un essoufflement de la réflexion sur ce que cette thématique recouvre comme réalités (...) Lire la suite...


 

Franck Poupeau Les mésaventures de la critique Paris : Raisons d’agir Éditions, 2012 - 172 p.

Cet essai de critique sociologique analyse les impasses des tentatives pour « refonder la gauche ». Le rejet de la politique institutionnelle pousse en effet une grande partie des militants anticapitalistes à se replier sur des formes culturelles et communautaires de contestation, et à s’éloigner des milieux populaires comme des enjeux électoraux. Ce rejet de la politique « traditionnelle », en particulier des partis et des syndicats, s’accompagne d’une véritable incapacité à penser une contradiction (...) Lire la suite...


 

Yves Sintomer Petite histoire de l’expérimentation démocratique. Tirage au sort et politique d’Athènes à nos jours. Paris : La Découverte, coll. Poche, 2011 -291 p.

Alors que l’idéal démocratique progresse dans le monde, les « vieilles démocraties » sont en crise. Les partis semblent de plus en plus incapables de fédérer les énergies civiques. Des expériences qui réintroduisent le tirage au sort en politique se multiplient à l’échelle internationale. Les critiques déplorent une dérive « populiste » : leurs réactions ne témoignent-elles pas plutôt d’une certaine peur de la démocratie ? Le tirage au sort a une longue histoire politique. Il constitue l’une des dimensions, (...) Lire la suite...


 

Sylvie Tissot De bons voisins. Enquête dans un quartier de la bourgeoisie progressiste Paris : Raisons d’agir, coll Cours et travaux, 2011 – 315 p.

La bourgeoisie se regroupe en général dans les beaux quartiers. Mais une fraction d’entre elle goûte aussi la mixité sociale. Avocats, consultants ou cadres supérieurs du privé viennent cohabiter avec des ménages des classes populaires, dans des quartiers naguère inimaginables pour eux. Sylvie Tissot a mené une enquête auprès de riches habitants du South End à Boston, aussi prêts à vivre aux alentours de cités d’habitat social qu’ils sont résolus à organiser très soigneusement cette proximité. Favoriser (...) Lire la suite...


 

Dominique Memmi La seconde vie des bébés morts Paris : Éditions de l’EHESS, coll. Cas de figure, 2011 - 208 p.

Escamoter l’enfant mort et inciter les parents à « passer à autre chose », tel était l’usage jusqu’alors dans les hôpitaux européens. Depuis le début des années 1990, Apprendre à « faire son deuil », telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l’invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale : en dix ans, une page de l’histoire de la mort enfantine a été tournée. (...) Lire la suite...


 


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