Imprimer

Ouvrages

 

Claude Pennetier, Bernard Pudal (dir.) Autobiographies, autocritiques, aveux dans le monde communiste, Paris : Belin, coll. socio-histoires, septembre 2002 – 368 p.

Fondé sur des matériaux nouveaux, en particulier les archives de l’Internationale communiste, Autobiographies, autocritiques, aveux analyse l’immense travail biographique et autobiographique qui caractérise le fonctionnement de l’URSS, de l’Internationale communiste et des différents partis communistes (notamment français et italiens), et, après-guerre, celui des « Démocraties populaires ».
Inhérents aux mécanismes de gestion des populations des États socialistes et aux mécanismes de sélection, de promotion et de contrôle des élites sociales et politiques, les multiples usages du biographique nous introduisent au cœur du travail de légitimation du système communiste.
Le principe idéologique en est simple : le récit de l’histoire sociale et politique de chacun devient le critérium à partir duquel la hiérarchie sociale s’ordonne, l’idéal étant d’épouser par sa trajectoire sociale le mythe prolétarien et par sa trajectoire politique l’histoire du bolchevisme. À partir de ce canevas, les récits obligatoires ou suscités, inventés ou revendiqués, susceptibles de se retourner contre soi ou de servir ses intérêts vont se généraliser.
De l’autobiographie communiste d’institution (les fameuses « bios »), exigée de tous les cadres, à la culture autocritique en passant, parfois, par les aveux, sans oublier les multiples biographies édifiantes, se met en place la culture stalinienne de « l’homme nouveau ».

Avec la collaboration de :
Mauro Boarelli, Josette Bouvard, Véronique Garros, Bruno Groppo, Marie-Claire Lavabre, Jean-Jacques Marie, Anne Marijnen, Françoise Mayer, Julian Mischi, Claude Pennetier, Bernard Pudal, Berthold Unfried

25 avril 2016


Bernard Pudal

Professeur émérite à l’université
Paris Ouest-Nanterre
Cresppa-CSU
Page personnelle




^