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Thèmes du projet d’équipes GTM

Axe1. Dynamiques sociodémographiques

Les recherches de l’axe Dynamiques sociodémographiques, famille et socialisation s’articule autour de deux ensembles de thématiques : Dynamiques socio-démographiques, politiques, santé de la reproduction ; Familles, socialisations, transmissions.
Ces recherches sont menées dans le prolongement des celles réalisées précédemment au Centre de Recherche Populations et Sociétés dont les chercheurs ont intégré le Cresppa-GTM au 1er janvier 2014. Plusieurs des recherches développées sont articulées au LABEX iPOPs, « Individus, populations, sociétés », coordonné par l’Institut National d’Études Démographiques (INED).
Par ailleurs, les enseignants de l’axe "Dynamiques sociodémographiques, famille et socialisation" participent à la formation en démographie de l’université Paris Ouest Nanterre

A. Dynamiques socio-démographiques, politiques, santé de la reproduction

Les dynamiques socio-démographiques contemporaines sont marquées par des évolutions, mais aussi par des résistances aux changements, et connaissent des modalités qui divergent, parfois nettement, de celles observées par le passé ou proposées par des théories démographiques classiques comme la « Théorie de la Transition démographique ». La compréhension de ces dynamiques passe par l’analyse conjointe de différentes trajectoires biographiques : migratoire, conjugale, génésique, professionnelle.... Elles ont des conséquences qui à leur tour deviennent sujets de recherche. L’analyse de ces dynamiques socio-démographiques, des normes qui les sous-tendent et de leurs conséquences sont développées dans différents contextes (Amérique Latine, Asie, Afrique, Europe). Actuellement plusieurs projets sont développés :

Changements socio-démographiques et trajectoires de vie de la population mexicaine.

Ce projet s’inscrit dans un programme international débuté il y a plus de 10 ans (CERPOS, CREDA, COLEF, UABC, COLMEX, Université d’Hidalgo) et a donné lieu à la réalisation de deux enquêtes biographiques nationales au Mexique, l’une en 1998, l’autre en 2011. Les recherches seront menées selon plusieurs orientations :

  1. Les processus de formation de la famille au Mexique au travers des biographies individuelles.
  2. L’analyse des dynamiques migratoires, de la formation de la famille en temps de migration et des recompositions familiales sous l’effet des migrations.
  3. L’analyse de la fécondité, de la planification familiale et de leurs répercussions sur la santé de la reproduction, notamment les ressorts du passage d’une fécondité « naturelle » à une gestion de la reproduction fortement médicalisée qui s’appuie de plus en plus sur la chirurgie (césarienne, stérilisation...).

Analyse des étapes de la formation de la famille en France.
Elle se compose de trois volets :

  1. Les cycles de vie, la formation familiale et le passage à l’âge adulte ;
  2. Les modalités de la conjugalité, les conditions d’entrée en union et les intentions de fécondité. Ces deux premiers volets s’appuient sur le programme international de recherche Generations and Gender Programme (GGP) et s’inscrivent dans deux projets de l’INED : « Conjugalités et situations familiales », « Histoire familiale et relations intergénérationnelles ».
  3. Le passage à l’âge adulte des descendants d’immigrés. Il basé sur l’exploitation de l’enquête TeO (Trajectoires et Origines - INED-INSEE).

Recherches sur l’impact du VIH-Sida au Vietnam.

Ces recherches s’intéressent à la collecte et à l’analyse de données socio-démographiques et régionales sur le VIH et sur la prise en charge par la famille et les institutions des personnes vivant avec le VIH.
Au delà de leur intérêt pour la compréhension de situations nationales, ces recherches développent une réflexion sur le recueil et l’étude quantitative en démographie des histoires de vie et des biographies ainsi que sur les variables permettant d’appréhender « les systèmes de genre » au travers d’enquêtes et d’indicateurs. Elles interrogent les interrelations entre les phénomènes démographiques (fécondité, nuptialité, mortalité, migrations), l’organisation de la vie familiale et professionnelle, grâce notamment aux comparaisons internationales .

B. Familles, socialisations, transmissions

Si la famille est centrale dans les évolutions socio-démographiques, elle constitue également un objet d’étude à part entière : ses définitions, ses différentes configurations ainsi que les processus qui les dessinent participent d’un second ensemble de thématiques. Les dynamiques, les formes et organisations familiales résultent en partie de transmissions, ou de prise de distance, par rapport à des modèles « rencontrés » dans la sphère familiale au cours de l’enfance et de l’adolescence. Dès lors, les processus de socialisation et de transmissions entre générations et selon le sexe sont considérés. La socialisation sexuée et la construction des identités sexuées, préfigurant des rôles et des comportements sociaux et démographiques marqués par le genre, retiennent particulièrement l’attention. Elles seront également analysées dans leur articulation à d’autres institutions de socialisation telle que l’école. Actuellement plusieurs projets sont développés :

Des recherches centrées sur les adultes, qui tentent d’expliquer leur présent rétrospectivement par leur vécu au cours de l’enfance ou de l’adolescence :

  1. Une réflexion sur la définition de la famille à partir de l’analyse quantitative de l’Enquête « Famille et Logements » qui tient compte des différentes configurations familiales définies sur plusieurs logements. Il s’insère dans le projet ANR Lili « Des lieux aux liens, l’espace comme révélateur des fonctionnements familiaux » développé à l’INED.
  2. L’influence de la socialisation sur les formes de conjugalités et les représentations du couple via l’histoire conjugale du couple parental et l’activité maternelle. Elle participe au projet de l’INED : « Conjugalités et situations familiales ».
  3. Un questionnement sur l’activité des femmes et les différents modèles qui structurent l’organisation ainsi que les représentations de la famille, influencent les trajectoires des femmes – notamment conjugales. Il fait suite au projet de l’INED « Famille et entourage dans la société urbaine : trajectoires familiales et résidentielles, comportements intergénérationnels des baby-boomers ».

Des recherches mettent l’accent sur l’influence de l’expérience scolaire :

  1. Le devenir social des femmes (très) diplômées dans différents contextes nationaux (France/Sénégal). Cette recherche s’intéresse aux conséquences des réussites scolaires des femmes dans une perspective de genre.
  2. La socialisation sexuée dans les familles immigrées et leur rapport à l’école.

D’autres recherches s’intéressent plus directement à la socialisation des enfants actuellement :

  1. « La construction des identités de genre depuis l’enfance en France ». Projet ANR Conditions sociales de la naissance, structures familiales et prime éducation. « VENIROMOND ». Collaboration avec le laboratoire Printemps (Professions, Institutions, Temporalités (UMR 8085 CNRS/UVSQ).
  2. « Socialisation sexuée et éducation sexuelle pendant l’enfance et l’adolescence à la frontière Nord du Mexique ». Collaboration avec le Colegio de la Frontera Norte (COLEF) et l’Université de San Diego State (SDSU)
  3. Analyse des représentations sexuées dans la littérature et le matériel pédagogique destinés aux enfants, albums illustrés, manuels scolaires, etc.


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