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Les migrations dans le secteur de la culture Séminaire dans le cadre de l’accord CAPES-COFECUB

Séminaire dans le cadre de l’accord CAPES-COFECUB
entre l’université de Campinas au Brésil et le Centre de Recherche
Sociologiques et Politiques de Paris - Équipe Genre, Travail, Mobilités

Mercredi 6 décembre de 13h à 16h
Salle des conférences, CNRS, site Pouchet

Coordonné par : R. Bercot, S. Fortino, A. Jeantet, G.Tiffon,
A. Tcholakova, G. Flocco, C. Lomba, B. Valentini.

Les migrations des artistes s’inscrivent de manière diverse dans la carrière et s’accompagnent de conditions de travail qui varient selon la place occupée. A partir de deux recherches portant sur des contextes différents nous aborderons l’exercice concret de cette migration en lien avec l’activité de travail. La migration se joue entre pays pour les musiciens de musique classique de l’Europe de l’est vers le Brésil. Elle se joue plus comme une circulation au sein de réseaux plus locaux à Madagascar pour les musiciens aux répertoires locaux ethniques mais aussi à dimension internationale.

Affiche du séminaire "Les migrations dans le secteur de la culture" à télécharger

Programme

    • 6 décembre 2017 : 13 h - 16 h00 - CNRS, site Pouchet, salle des conférences

    • « L’art n’a pas de frontières, mais les artistes font face à des limites imposées »
      avec Liliana SEGNINI, sociologue, (université UNICAMP)
      • La communication propose une analyse les conditions de travail vécues par les artistes qui migrent de l’Europe de l’Est, spécialement de Russie, de Bulgarie et de Roumanie, vers le Brésil. L’articulation des données quantitatives et qualitatives permet d’analyser les arguments qui éclairent les raisons du passage d’un pays à l’autre. Comment les musiciens et les musiciennes résidants au Brésil décrivent-ils leur quotidien au travail ? L’approche développée ici s’intéresse aux droits sociaux et politiques liés au travail et à l’articulation entre la division sociale et sexuée du travail.
    • « Musiques malgaches en circulation : Réseaux locaux, branchement global et vice versa »
      avec Julien MALLET, anthropologue (IRD-URMIS-Paris VII Diderot)
      • A Madagascar, des musiques auparavant cantonnées à des régions sont depuis quelques années diffusées dans la capitale et à l’échelle nationale. Nombre d’artistes ont migré et construisent de nouvelles formes musicales associant répertoires régionaux ou ethniques et formes modernes internationales, notamment en affirmant et revendiquant une appartenance « Black » par des emprunts à des genres musicaux africains et Nord-américains modernes. Dans ce contexte, les relations interethniques et les imaginaires identitaires locaux se reformulent. Les musiciens « composent » à la fois musicalement, culturellement et socialement, en fonction de ce qu’engendre la confrontation entre des normes et modèles (esthétiques, économiques...) différents et parfois contradictoires. Nous verrons également comment s’organisent de nouvelles mobilités régionales (Océan Indien) et internationales (France) à travers de nouveaux réseaux « communautaires » qui se mettent en place.

    Discussion par Karim Hammou, sociologue, (CRESPPA-CSU)

    (59/61, rue Pouchet, 75849
    Paris, cedex 17 )


    14 novembre 2017

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