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Soutenance de thèse

 

Michelle Paiva

Michelle Paiva « De l’invisibilité des cancers d’origine professionnelle à l’invisibilisation des risques cancérogènes dans le travail des femmes. Une analyse à partir de l’enquête permanente du GISCOP93. » thèse de doctorat de sociologie, sous la direction de Régine Bercot.

jeudi 17 novembre 2016 à partir de 09h30, Cnrs, site Pouchet, 59/61, rue Pouchet, 75849 Paris, cedex 17

Résumé

Cette thèse étudie les conditions de travail des femmes en France afin de rendre compte de la difficulté à envisager puis établir des liens entre ces conditions et le développement de certains cancers. Ceci implique de s’intéresser à la façon dont les différences biologiques et culturelles servent d’argument pour expliquer les particularités féminines face au cancer. Ainsi, à partir d’une approche analytique de la division sexuelle du travail cette recherche vise à comprendre pourquoi l’hypothèse de l’existence des atteintes cancérogènes à la santé au travail ne serait plausible que pour expliquer l’origine des cancers dont souffrent des hommes. A partir de quels éléments invalide-t-on l’hypothèse d’une étiologie professionnelle dans l’explication des cancers dont souffrent des femmes ? S’appuie-t-on sur des différences concrètes, empiriques et contextualisées ou assiste-t-on plutôt à un processus de différenciation construit par un jeu de mise en visibilisation/invisibilisation du travail des hommes et des femmes ?
Cette thèse soutient que les femmes sont concernées par un phénomène d’invisibilisation des atteintes cancérogènes à leur santé au travail. Les processus de différenciation des hommes et des femmes se (re)produisent aux niveaux macro, méso et microsocial, ils se situent au niveau de la construction de la connaissance, de la production des conditions pour la reconnaissance de la maladie professionnelle, au niveau des mobilisations sociales, ainsi qu’au niveau du rapport subjectif des travailleur-se-s au travail et aux risques.

Le jury est composé de :

Mme. Régine BERCOT, Professeur de sociologie à l’Université de Paris VIII (Directrice de thèse)
Mme. Katherine LIPPEL, Professeur de droit à l’Université d’Ottawa (Rapportrice)
M. Arnaud MIAS, Professeur de sociologie à l’Université Paris-Dauphine (Rapporteur)
M. Roland PFFEFERKORN, Professeur de sociologie à l’Université de Strasbourg (Président du jury)

Invitées :

Mme. Danièle KERGOAT, Sociologue, Directrice de recherche honoraire au CNRS
Mme. Annie THEBAUD-MONY, Sociologue, Directrice de recherche honoraire à l’Inserm


19 décembre 2017

GTM dans les universités : Paris 8 et Paris Nanterre

Thèses en cours au GTM

Thèses soutenues depuis 2004

Directrice et directeurs de thèses



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