Imprimer

Articles

 


  • Keivan Djavadzadeh, « Les subalternes parlent ! », Vacarme, n°67, 2014 - p. 48-61.
    Résumé : L'un des apports de Stuart Hall fut de mettre l’accent sur la « tension continue (de corrélation, d’influence et d’antagonisme) entre la culture dominante » et la culture populaire. Cette tension rend possible la subversion et la contestation mais aussi sa récupération. Si la culture populaire permet de faire émerger des discours contre-hégémoniques, elle peut aussi devenir une arme au service de l’hégémonie. Le blues féminin des années vingt et le rap féminin contemporain sont exemplaires des subversions des normes de genre que permet la culture populaire et de leur récupération. (...)

  • Auriane Guilbaud, « Le système sanitaire international face à l’épidémie d’Ebola », La vie des idées, 9 décembre 2014 - en ligne : http://www.laviedesidees.fr/Le-systeme-sanitaire-international.html (Consulté le 10 avril 2015).
    Résumé : Alors que le décompte officiel de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) fait état au 19 novembre 2014 de 15145 cas, dont 5420 décès, l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui sévit actuellement en Afrique de l’Ouest fait resurgir les peurs ancestrales de contagion qui ponctuent l’histoire de l’humanité. L’absence de traitement, la létalité importante (environ 50% en moyenne sur toutes les épidémies depuis 1976), les symptômes effrayants de la fièvre hémorragique, la contagion élevée par contact avec les malades présentant des symptômes, l’extension de la maladie au-delà du Liberia, de la Sierra Leone et de la Guinée, les trois pays touchés depuis l’hiver 2014 (un cas au Mali, un au Sénégal, 19 au Nigeria), ont déclenché nombre de réactions angoissées face à la menace d’une épidémie mondiale. Le rapatriement de personnes atteintes de la maladie dans les pays occidentaux, combiné à l’apparition de cas de contagion autochtone (deux cas aux États-Unis et un cas en Espagne chez des professionnels de santé s’étant occupés d’un malade rapatrié), a assuré un traitement médiatique anxiogène.

  • Auriane Guilbaud, « Les non-dits de la réponse à l’épidémie d’Ebola », Hommes et Libertés, n°168, 2014 - p. 30-32.

  • Odile Henry et Jeremy Sinigaglia, « De l’autonomie à la mise sous tutelle. Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités », Savoir/Agir, n°29, 2014 - p. 15-24.
    Résumé : Il n’y a même pas besoin que quelqu’un nous mette la pression, car une grande majorité de collègues sont prêts à beaucoup de choses pour que ça continue à tourner, c’est comme ça qu’on tient les gens." En novembre 2011, huit universités sont déclarées en faillite et placées sous la tutelle de leur rectorat. Comment expliquer ces situations de déficit budgétaire ? Quels sont les mécanismes responsables de ces difficultés financières ? Mais aussi, comment réagissent les équipes de direction des universités ? Quelles mesures mettent-elles en œuvre pour sortir de ces logiques d’endettement ? Ce sont ces questions qui ont guidé notre enquête. L’article fait l’hypothèse que la situation de déficit budgétaire des universités est une conséquence directe du passage aux Responsabilités et compétences élargies (RCE) prévues par la Loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) du 10 août 2007, qui s’inscrit plus largement dans les réformes néolibéra les du monde universitaire depuis le processus de Bologne et la stratégie de Lisbonne. Néanmoins, l’article postule également que si ces réformes tendent à produire un appauvrissement général des universités, il n’est pas possible d’analyser de manière univoque leurs effets. La santé financière des universités et la man ière dont leurs missions sont affectées par les contraintes budgétaires dépendent aussi des ressources dont elles peuvent disposer (nombre d’étudiants, liens avec le tissu économique et politique local, attractivité de leur secteur recherche, place dans les classements internationaux, etc.) et des stratégies que celles-ci leur permettent de mettre en œuvre. Autrement dit, et c’est un effet de « l’autonomie », les conséquences des récentes réformes universitaires doivent s’analyser à la fois globalement et en fonction des configurations locales. (...)

  • Laurent Jeanpierre, « Nouvelles narrativités télévisuelles », artpress2, n°32, 2014 - p. 10-16.

  • Vanessa Nurock, « La morale et la nature », Le Débat, n°180, 2014 - p. 78-88.
    Résumé : Quelle est la source de notre capacité morale ? Pendant très longtemps, il a semblé évident que répondre à une telle question était l’apanage de la religion et de la philosophie. Il a fallu la rupture darwinienne pour que l’on commence à envisager que notre nature morale puisse être abordée, peu ou prou, comme n’importe quel autre objet du champ naturel, en situant l’homme en continuité avec le reste de la nature, tout en s’interrogeant sur la dimension plus ou moins spécifique de sa capacité morale.

28 juillet 2016


^