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Production scientifique

 

Direction et coordination d’ouvrages, édition scientifique : en langue française ... 



  • Catherine Achin, Armelle Andro, Coline Cardi, Virginie Descoutures, Noé Le Blanc et Juliette Rennes (éd.), « Famille pour tous ? », Mouvements, n°32, 2015 - 180 p. - (Numéro thématique).
    Résumé : Depuis les années 1960, toute une série de disjonctions entre sexualité, procréation, filiation et parentalité ont fait accepter l’idée que l’institution familiale est inscrite dans l’histoire et qu’il est donc possible de composer autrement les types de liens qui s’y enchevêtrent habituellement. La révolution contraceptive, la légalisation de l’IVG et le développement de la PMA ont contribué à délier la sexualité de la procréation. La fin de l’autorité maritale et paternelle et la banalisation des unions informelles ont amorcé la difficile dissociation entre patriarcat et alliance. Aujourd’hui, l’ouverture du mariage et de l’adoption contribue à disjoindre l’alliance et la filiation de l’hétérosexualité. Il reste encore à interroger les relations entre vie amoureuse et éducation des enfants : de fait, les coparents et les familles recomposées dissocient, d’ores et déjà, partenariat parental et partenariat amoureux. Il reste enfin à poursuivre la mise en question du lien entre la reproduction biologique et la filiation, comme s’y proposent plusieurs auteur.e.s du dossier.
  • Nadya Araujo Guimarães, Margaret Maruani et Bila Sorj (éd.), Genre, race, classe: travailler en France et au Brésil, Paris : L'Harmattan, coll. « Logiques sociales », 2016 - 353 p - (Edition française de : "Gênero e trabalho no Brasil e na França. Perspectivas interseccionais" Boitempo, 2016. L'ouvrage a été coordonné par 6 auteures : Nadya Araujo Guimaraes, Helena Hirata, Maria Rosa Lombardi, Margaret Maruani, Alice Rangel de Paiva Abreu et Bila Sorj. Trois auteures figurent sur l'édition française et trois autres sur l'édition brésilienne.).
    Résumé : Cet ouvrage tente de dresser un panorama des thèmes, des problématiques et des interrogations sur la place des femmes et des hommes dans le monde du travail en France et au Brésil. Dans les mondes du travail : celui des ouvrier-e-s, des migrant-e-s et des travailleuses du care tout comme celui des ingénieure-s, des artistes ou des pilotes de ligne. Cet ouvrage collectif franco-brésilien montre les segmentations et hiérarchisations entre activités masculines et féminines tout autant que les fractures entre les marchés du travail féminins.
    Note Note
    <p>Publication issue du colloque : "Travail, care et politiques sociales : Brésil - France en débat", Saõ Paulo, et Rio de Janeiro (Brésil), 26-29 août 2014.</p> <p>-&gt;<em> document de travail du MAGE</em> n°18, 2014.</p>
  • Isabelle Attané, Carole Brugeilles et Wilfried Rault (éd.), Atlas mondial des femmes. Les paradoxes de l'émancipation, Paris : Ined, éditions Autrement, coll. « Atlas-Monde », 2015 - 95 p.
    Résumé : En ce début de siècle, la question des femmes et de l’égalité des sexes reste une priorité au niveau mondial. Vingt ans après la dernière conférence mondiale sur les femmes, il apparaît nécessaire de dresser un état des lieux de la situation des femmes dans le monde.... Cet atlas permet de mesurer les avancées paradoxales de la condition féminine dans divers domaines comme l’éducation, l’emploi, la famille, la fécondité, la sexualité… des différences d’un continent à l’autre, d’un pays à l’autre. Plus de 120 cartes et infographies sur la condition des femmes dans le monde pour prendre acte des avancées remarquables et mesurer les obstacles : Le droit de disposer librement de son corps est-il acquis ? Sexualité, famille, vieillesse, canons esthétiques : la vie privée des femmes a changé, mais continue de se heurter à des stéréotypes tenaces. Quel est l’impact réel des lois sur la parité ? Les données inédites rassemblées dans cet Atlas soulignent les avancées et les paradoxes de la condition féminine. Un regard scientifique, sans complaisance ni parti-pris, sur un des grands enjeux contemporains.
  • Jean-Yves Authier, Anaïs Collet, Colin Giraud et Sylvie Tissot (éd.), Les Bobos n'existent pas, Presses universitaires de Lyon, coll. « Sociologie urbaine », 2018 - 208 p.
    Résumé : Omniprésent dans les médias, mais aussi dans le champ politique et dans le langage ordinaire, le terme « bobo » n’est pas neutre. Son usage et ses variantes (« boboïsation », « boboïsé ») tendent à simplifier, et donc aussi à masquer, l’hétérogénéité des populations et la complexité des processus affectant les espaces urbains qu’ils prétendent décrire. En réduisant les « bobos » à des caricatures, on juge des caractères, des intentions et des volontés, en oubliant que les représentations et les pratiques des individus et des groupes sociaux prennent place dans des trajectoires singulières et un monde hiérarchisé. Ainsi, scientifiquement parlant, les bobos n’existent pas, et des expressions telles que « boboïsation » ou « boboïsé » ne conviennent pas pour saisir et caractériser la diversité des logiques et des mécanismes, voire, parfois, les contradictions à l’œuvre dans les phénomènes de « gentrification ». C’est ce que montre cet ouvrage, qui propose un regard historique et sociologique sur le mot « bobo » et ses usages dans les univers médiatiques, politiques et culturels, comme dans les discours des populations impliquées.
  • Lorenzo Barrault-Stella et Alexis Spire (éd.), « Quand les classes supérieures s'arrangent avec le droit », Sociétés contemporaines, n°108, 2017 - 160 p.
    Résumé : Ce dossier invite à explorer les usages du droit par les classes supérieures. Quelle « conscience du droit » spécifique ont-elles, précisément du fait de leur position ? Camille Herlin-Giret révèle que la sous-évaluation des biens pratiquée par les assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), loin d’être un calcul utilitariste solitaire, procède d’une coordination collective. Alexis Spire, lui, observe la façon dont le rituel judiciaire est utilisé par les prévenus de quatre procès pour fraude fiscale pour faire valoir leurs mérites, euphémiser leur délit et se présenter comme victimes de l’arbitraire de l’administration. C’est dans l’espace à huis clos des cabinets de notaires et d’avocats que Céline Bessière et Sibylle Gollac pénètrent. Elles dévoilent à quel point le travail dans l’entre-soi de ces professionnels avec une clientèle choisie facilite des stratégies de transmission patrimoniale, fortement genrées, au service de la reproduction du capital économique, et aux dépens d’une administration fiscale domestiquée. Cette proximité sociale et la dimension genrée de ces arrangements sont aussi au coeur du travail d’Émilie Biland et Muriel Mille. Leur enquête sur les séparations de couples québécois fortunés, mais très inégalitaires, démontre qu’au cours de ces ruptures, les femmes sont conduites à faire davantage de concessions que les hommes. Ce sont enfin des classes supérieures moins fortunées, mais suffisamment dotées pour s’accommoder avec succès des règles juridiques, que suit Lorenzo Barrault-Stella dans leurs pratiques de contournement de la carte scolaire par l’usage de fausses adresses.

  • Christophe Batardy, Emmanuel Bellanger, Pierre Gilbert et Jean Rivière (éd.), « Présidentielle 2017. Les votes des grandes villes au microscope », Métropolitiques, 9 mai 2017 - en ligne : http://www.metropolitiques.eu/Presidentielle-2017-Les-votes-des.html (Consulté le 10 mai 2017).
    Résumé : Si la présidentielle 2017 a vu de nombreux commentateurs opposer les électeurs des périphéries et des grandes métropoles, ces dernières sont en réalité loin de former des espaces homogènes. En observant une dizaine de grandes villes à l’échelle très fine des bureaux de vote, ce dossier souligne combien les variations spatiales du vote s’articulent à la géographie des inégalités.

  • Célia Bense Ferreira Alves (éd.), « L’art d’être artiste », Sociologie de l’art, 23-24, 2014 - 220 p. - (Numéro thématique).
    Résumé : En dépit d’un contexte peu favorable, marqué par un marché du travail tendu et à risque, les métiers artistiques connaissent un engouement croissant qui s’accompagne d’une augmentation du nombre de structures de formation. Si l’on connaît de mieux en mieux la manière dont elles sont organisées et à qui elles s’adressent, il reste diffi cile de savoir ce qu’elles font aux élèves qui les fréquentent du point de vue de la construction de l’identité, des compétences et des savoirs professionnels. Ce numéro thématique replace ces formations au coeur de la réfl exion en s’intéressant à la manière dont on apprend à être artiste. Mais parce qu’il considère la formation à l’art comme l’ensemble des actions nécessaires pour qu’un individu se défi nisse et soit défi ni comme un artiste, il propose de regarder simultanément ce que fait l’école et ce qu’elle ne fait pas, tout en examinant ce que les apprentis artistes font dans et hors de l’école.
  • Régine Bercot (éd.), Le genre du mal-être au travail, Toulouse : Octarès éditions, coll. « Le travail en débats, série colloques et congrès », 2015 - 218 p.
    Résumé : omment révéler mais aussi rendre compte de certains aspects du travail qui sont ignorés par les acteurs, soit parce qu’ils n’en ont pas conscience, soit parce que la mémoire les efface ou leur donne une signification qui les rend naturels et donc non dicibles ? Et pourtant le travail de terrain, l’observation, l’entretien, l’enquête ethnographique le plus souvent, permettent non seulement de révéler des faits, des comportements, des relations mais aussi de se rendre compte qu’elles sont porteuses de difficultés pour les acteurs et parfois de mal-être. La notion de mal-être a été choisie pour rendre compte de ces problèmes qui apparaissent parfois naturalisés, parfois minimisés et considérés comme normaux y compris par ceux ou celles qui ont à en subir les conséquences. Le travail effectué par les chercheurs est aussi d’expliciter les différences que crée l’existence d’un rapport social de sexe, rapport social qui interfère sur les places attribuées, sur les comportements et les représentations des acteurs. C’est dans le travail, mais aussi dans l’articulation du travail et du hors travail que se tapissent des sources de mal-être dont certaines sont ignorées des grandes enquêtes. Cet ouvrage, construit autour des résultats des enquêtes de terrain, révèle une part de l’invisible : invisibilité quant aux contraintes qui pèsent pour orienter le choix des places et des rôles, notamment des femmes dans les mondes masculins, invisibilité des impositions de sens et d’orientation des conduites. Si les dimensions factuelles sont importantes pour analyser les conditions de travail, ce livre interroge aussi les dimensions idéelles qui sous tendent les relations entre acteurs. C’est ainsi que l’on peut débusquer ce qui atteint : des formes de vêture à respecter dans le monde des experts, des manières de se comporter et de faire face à des émotions tant dans la police que dans le soin. Contributions de : Régine Bercot, Isabelle Boni, Lucie Goussard, Anne Jacquelin, Marc Loriol, Efthymia Makridou, Haude Rivoal, Armelle Testenoire
  • Régine. Bercot (éd.), La santé au travail au prisme du genre: épistémologie, enquêtes et perspectives internationales, Toulouse : Octarès éditions, coll. « Le travail en débats, série colloques et congrès », 2014 - 130 p.
    Résumé : Comment rendre compte de la santé au travail en tenant compte des appartenances de genre ? Cette question suppose de saisir les différences tant au niveau sociétal qu’au niveau du travail lui-même, d’intégrer des dimensions liées à la socialisation et à l’ethos des groupes, de rendre compte des effets du travail dans son articulation aux contextes de vie et aux trajectoires. Que nous disent les grandes enquêtes quantitatives  ? Prenant appui sur des enquêtes quantitatives nationales au Québec et au Chili les auteurs affinent les résultats en mettant en exergue les différences hommes-femmes ainsi que les sources de ces différences. Ils questionnent les enjeux et les rapports de force autour de la construction des indicateurs. Au fil des chapitres, on découvrira tout à la fois les données produites et les problèmes de méthodes qui se posent au chercheur souhaitant faire apparaître des corrélations entre différentes situations et différents contextes. Une focale mise sur les conducteurs de bus au Portugal illustre la manière dont les acteurs et particulièrement les femmes sont fragilisés par des rythmes de travail incompatibles avec leurs contraintes de vie. Contributions de : Karen Messing, Elisa Ansoleaga, Angelo Soares, Marianne Lacomblez, Nicky Le Feuvre ; Introduction de Régine Bercot.
  • Solène Billaud, Sibylle Gollac, Alexandra Oeser et Julie Pagis (éd.), Histoires de famille: les récits du passé dans la parenté contemporaine, Paris : Éditions rue d'Ulm, 2015 - 205 p.
    Résumé : Comment l'histoire se transmet-elle en famille? Que retient-on du passé? Comment des frères et sœurs peuvent-ils avoir des visions si différentes de leur histoire familiale? De quelle manière le passé est-il mobilisé dans les conflits familiaux? Quelle influence a-t-il sur les opinions politiques? À travers six enquêtes menées en France métropolitaine, en Nouvelle-Calédonie et en Allemagne, cet ouvrage analyse les heurs et malheurs des histoires de famille. De l'observation de fêtes et de repas familiaux à la conduite d’entretiens individuels, les auteurs relatent au plus près les pratiques des acteurs et montrent que, si ces processus se jouent apparemment dans l’intimité, il faut en dévoiler les conditions matérielles, symboliques, politiques et sociales. On comprend ainsi comment les histoires familiales se produisent, se racontent et se transmettent dans la parenté contemporaine, et composent l’histoire de nos sociétés.
    Note Note
    <p>Sommaire et auteurs</p> <p>Introduction. Produire l'histoire en famille, par Sibylle G<small>OLLAC</small> et Alexandra O<small>ESER</small><br /> Travailler sur la famille. Travailler sur l’histoire - Familles, histoires et rapports sociaux<br /> <br /> <strong>1. Gardiennes et bâtisseurs. Genres et maisons de famille, par Sibylle G<small>OLLAC</small></strong><br /> Biens immobiliers et histoires familiales - Rôles masculins et féminins dans la construction et la transmission des maisons de famille - Rapports de domination entre groupes de parenté et rapports de genre&nbsp;: un avantage féminin incertain - Conclusion<br /> <br /> <strong>2. Un impossible consensus. Les histoires divergentes d’un passé agricole, par Solène B<small>ILLAUD</small></strong><br /> Un clivage dans la fratrie - L’héritage de Louise - Une lutte pour les éléments légitimes du passé familial - Produire l’histoire sans en parler - Conclusion<br /> <br /> <strong>3. Recomposition des héritages politiques familiaux à la naissance d’un enfant, par Séverine C<small>HAUVEL</small></strong><br /> Engagement politique et transmission familiale - Trajectoires sociales et recomposition d’histoires familiales - Conclusion<br /> <br /> <strong>4. Héritiers malgré eux ? Quand le politique devient personnel, par Julie P<small>AGIS</small></strong><br /> Mai 68 : la politisation des pratiques éducatives - Mikaël ou la remise en cause politique du métier d’enfant - Conclusion<br /> <br /> <strong>5. Le mur dans la famille. Émotions et appropriations historiques dans la fratrie entre RDA et RFA,<br /> par Alexandra O<small>ESER</small></strong><br /> L’héritage de monsieur Mertens : s’inscrire dans une lignée - Max et Karen : deux maisonnées entre RDA et RFA - Conclusion<br /> <br /> <strong>6. Une histoire kanak contre l’indépendance. Relectures familiales du passé colonial en Nouvelle-Calédonie,<br /> par Benoît T<small>RÉPIED</small></strong><br /> Un autre récit historique kanak - Des sources familiales - La construction d’un récit local contre l’indépendance - Stratégies narratives familiales - Conclusion<br /> <br /> Conclusion, par Solène B<small>ILLAUD</small>, Sibylle G<small>OLLAC</small>, Alexandra O<small>ESER</small> et Julie P<small>AGIS</small><br /> <br /> Notes<br /> Bibliographie générale<br /> Remerciements<br /> Les auteurs<br /> Résumé des contributions</p>

  • Cyrus Bina, Thierry Coville, Mohammad Maljoo, Mansoor Moaddel, Saleh-Isfahani et Mehrdad Vahabi (éd.), « L’économie politique de la République islamique d’Iran », Revue internationale des études du développement, n°1, 2017 - 244 p.

  • Paul Bouffartigue et Sabine Fortino (éd.), « Genre(s) au travail », La nouvelle revue du travail, n°10, 1 mai 2017.
    Résumé : Ce corpus de la Nouvelle Revue du Travail se propose d’explorer l’intérêt et les apports d’une lecture genrée des dynamiques des mondes du travail contemporain. Nous avons souhaité questionner ensemble « rapports de genre » et « rapports au travail » dans un contexte où s’exacerbent, dans ces deux registres comme dans leurs intersections, les tensions entre les dynamiques d’émancipation et le renouvellement ou l’aggravation des logiques de domination. Il s’agissait en particulier de soumettre...

  • Jean Boutier et Yves Sintomer (éd.), « Florence (1200-1530) : la réinvention de la politique », Revue française de science politique, vol.64, n°6, 2014 - 248 p. - (Numéro thématique).
    Résumé : En guise d'invitation au voyage intellectuel, la RFSP propose de revenir à l’une des expériences fondatrices du politique : la République de Florence (1282-1528), qui fut pendant deux siècles et demi le lieu d’une réinvention de la politique. Son influence continue de se faire sentir dans les débats, tant sur les modèles d’organisation du travail politique que sur les élites appelées à gouverner. Le dossier comporte la traduction d’auteurs classiques sur ces questions ainsi que des études historiques originales
  • Marie Buscatto, Mary Leontsini et Delphine Naudier (éd.), Du genre dans la critique d'art: Gender in art criticism, Paris : Editions des Archives contemporaines, 2017 - 196 p.
    Résumé : Pas une œuvre d’art, pas un-e artiste ne peut échapper au jugement critique! Que les artistes soient oublié-e-s, dénigré-e-s, invisibilisé-e-s, encensé-e-s, ou transformé-e-s en légendes, leur destinée dépend amplement du travail de sélection, de classement et de hiérarchisation opéré quotidiennement par les critiques d’art. Cet ouvrage interroge à nouveaux frais un point aveugle des analyses de la réception critique: celui du genre. S’appuyant sur divers terrains – musique, danse, littérature et arts plastiques – menés dans différents pays – Allemagne, Argentine, Canada, États-Unis, Espagne, France, Grèce –, il saisit, dans leur diversité et leur complexité, les manières dont le genre opère au sein de cette institution communément appelée «critique d’art». Sous quelles formes les artistes accèdent-ils et elles aux colonnes des journaux et des revues? Quels sont les discours genrés mobilisés pour catégoriser, hiérarchiser, distinguer les œuvres, les lectorats, ou les artistes? En quoi l’appartenance sexuée des critiques d’art contribue-t-elle, ou non, à la bicatégorisation sexuée de la réception critique? Quels sont les ressorts sociaux des transgressions genrées observées dans la critique d’art à l’aube du XXIe siècle?
  • Nicolas Bué, Karim Fertikh et Mathieu Hauchecorne (éd.), Les programmes politiques. Genèses et usages, Rennes : PUR, coll. « Res Publica », 2016 - 261 p.
    Résumé : Les programmes politiques sont au coeur de la vie politique des démocraties contemporaines : les promesses que l’on tient, ou que l’on trahit, les débats sur le réalisme des promesses des candidats nourrissent discours politiques et commentaires journalistiques. Cet ouvrage entend ouvrir un nouveau chantier de recherche portant sur l’invention et les usages des programmes depuis le xixe siècle. Comment et pourquoi les programmes sont-ils apparus et comment ont-ils été codifiés et diffusés jusqu’à devenir incontournables dans l’action politique ? Quels sont les acteurs (intellectuels, experts, think tanks, sondeurs…) qui interviennent dans leur production ? Comment les candidats et militants des partis les utilisent-ils, et les appliquent-ils ? Politistes ou historiens, les auteurs de cet ouvrage privilégient une approche empirique sous la forme d’études de cas relatives à différentes époques ou pays. En se penchant sur la genèse historique des programmes, sur leurs usages et conditions de production, ainsi que sur les programmes de la gauche française durant les années 1970 et 1980, les études réunies montrent que, loin de constituer de simples catalogues de mesures d’action publique bien identifiables et stabilisées, les programmes et leurs significations sont sans cesse retravaillés et modifiés, interprétés et défaits par ceux qui les mobilisent. L’étude des programmes politiques proposée dans cet ouvrage renouvelle ainsi le regard qui est porté sur la vie politique et sur les idées politiques.

  • Aude Béliard, Aurélie Damamme, Jean-Sébastien Eideliman et Delphine Moreau (éd.), « La décision pour autrui comme enjeu micro-politique », Sciences sociales et santé, vol.33, n°3, 2015 - 114 p. - (Numéro thématique).
    Résumé : La décision pour autrui comme enjeu micro-politique : Aude Béliard, Aurélie Damamme, Jean-Sébastien Eideliman, Delphine Moreau, « C’est pour son bien ». La décision pour autrui comme enjeu micro-politique - Aude Béliard, Solène Billaud, Assurer la relève. Une approche micro-politique des processus de transmission de la tutelle de personnes handicapées - Céline Borelle, Le traitement de la subjectivité du destinataire de soin comme opérateur micro-politique. Le cas des enfants diagnostiqués autistes - Antoine Hennion, Pierre A. Vidal-Naquet, « Enfermer Maman ! » Épreuves et arrangements : le care comme éthique de situation, Ana Marques, Est-il légitime de ne pas décider pour autrui ? Le travail politique autour d’une Équipe mobile de psychiatrie-précarité.

  • Coline Cardi et Stéphanie Latte Abdallah (éd.), « Parentalités enfermées », Champ pénal/Penal field, vol.XI, 2014 - en ligne : http://champpenal.revues.org/8714 (Consulté le 22 juin 2014) - (Numéro thématique).
    Résumé : Ce dossier rend compte de la diversité des recherches portant sur l'exécution des peines en milieu ouvert au sein des services pénitentiaires d'insertion et de probation français. De la conception des politiques pénales et pénitentiaires à leur mise en pratique, il vise à analyser les permanences et recompositions contemporaines de ce secteur de l'action publique. Coline Cardi et Stéphanie Latte Abdallah : Vécus de la carcéralité des mères et des pères. Introduction au dossier, Caroline Touraut : Parentalité partagée à distance : rôles parentaux et rapports conjugaux face à l’enfermement, Coline Cardi : Les quartiers mères-enfants : l’ « autre côté » du dedans. Protection et surveillance des mères en prison de femmes, Manuela P. da Cunha et Rafaela Granja : Gender Asymmetries, Parenthood and Confinement in two Portuguese prisons, Camille Boutron et Chloé Constant : Être mère en prison au Pérou : droit ou double peine ?, César Lorenzo Rubio : Femmes et mères dans les prisons de Franco. Une approche de l’endoctrinement religieux et des privations matérielles dans le système carcéral espagnol pendant la dictature, Stéphanie Latte Abdallah : Entre dedans et dehors : vécus parentaux des détenus politiques palestiniens en Israël, Shahla Talebi : Children as Protectors : The Conditions of Parenthood in a Political Prison in Iran.

  • Coline Cardi et Anne-Marie Devreux (éd.), « L'engendrement du droit », Cahiers du Genre, n°57, 2014 - 158 p. - (Numéro thématique).
    Résumé : Poser que les lois ont un genre, c’est d’emblée faire l’hypothèse d’une articulation étroite entre droit et société, ne pas considérer le droit uniquement dans sa « juridicité », comme un système clos, ou dans son apparente universalité. Pétri de genre dans le processus même de sa fabrication, le droit ne cesse, en retour, de produire des rapports, des catégories et des identités de genre. La critique féministe du droit a une longue tradition. D’abord mise en œuvre aux États-Unis, sous l’impulsion croisée des mouvements féministes et de gauche des années 1960-1970 et des critical legal studies, son développement en France est plus récent et commence par la critique qu’ont fait les historien.ne.s d’une universalité de la citoyenneté qui excluait toutes les femmes. Toutefois, des juristes, pionnières, ont aussi depuis longtemps ouvert le dossier du droit du travail et des inégalités à l’encontre des femmes. Inscrit en continuité avec ces travaux critiques, ce numéro propose cependant l’angle spécifique de la production du droit. Il opère un double croisement : celui des disciplines (science politique, science juridique, sociologie) et celui des sphères du droit (le droit pénal, le droit international, le droit civil ; les droits d’asile, du travail, de la famille) sans se limiter au cas français. Ainsi sont mis en regard des sphères du droit habituellement distinguées et des espaces nationaux et internationaux de production de la norme juridique. Pour ce qui concerne le genre, la norme juridique contribue à la définition des identités sexuelles mais aussi de la faute, délit ou crime, en matière de violence contre les femmes ou encore de la prostitution. Les pratiques et modes d’intervention des acteurs, mouvements militants, acteurs institutionnels, États, sont passés au crible et illustrent combien le droit est un objet et un puissant levier des mobilisations féministes, mais aussi de lobbies politiques ou religieux. Ce numéro interroge également l’impuissance du droit à régler les situations d’inégalité et d’oppression de genre. Car le droit ne produit pas seulement de la discrimination, il produit avant tout de la différenciation et, ce faisant, du genre. L’écriture même du droit répond à un processus discursif aux effets de catégorisation non seulement « techniques », dans la langue juridique, mais aussi et plus globalement sociaux, symboliques et finalement politiques
  • Christophe Charles et Laurent Jeanpierre (éd.), La vie intellectuelle en France, vol.2 : De 1914 à nos jours, Paris : Editions du Seuil, 2016.
  • Christophe Charles et Laurent Jeanpierre, La vie intellectuelle en France, vol.1 : Des lendemains de la Révolution à 1914, Paris : Editions du Seuil, 2016.

  • Vanessa Codaccioni, Deborah Puccio Den et Violaine Roussel (éd.), « Des usages politiques de la forme procès », Droit et société, vol.1, n°89, 2015 - 222 p. - (Numéro thématique).
    Résumé : Les « bonnes formes » du procès à l’épreuve des mobilisations politiques. Présentation du dossier, Vanessa Codaccioni, Deborah Puccio-Den, Violaine Roussel - Justice populaire et mimétisme judiciaire. Les maoïstes dans et hors la Cour de sûreté de l’État, Vanessa Codaccioni - Tribunaux criminels et fictions de justice. La « commission » de la mafia sicilienne, Deborah Puccio-Den - Un procès colonial en métropole ? Réflexions sur la forme « procès » et ses effets en situation coloniale, Laure Blévis - Parler au nom des victimes de l’apartheid ? Les enjeux de la représentation professionnalisée dans le procès, Liliane Umubyeyi - Face à l’extension des indemnisations non judiciaires. Le cas des victimes d’un drame de santé publique, Janine Barbot, Nicolas Dodier

  • Anne Coppel, Michel Kokoreff et Michel Peraldi (éd.), La catastrophe invisible. Histoire sociale de l'héroïne (France, années 1950-2000), Editions Amsterdam, 2018 - 656 p.
    Résumé : L’ambition de ce livre est de donner de la profondeur historique à la catastrophe sanitaire et sociale que fut l’héroïne, à sa répression, aux dynamiques et cycles de sa consommation et de son trafic. Il raconte cette histoire dans ses multiples dimensions, sociale et économique, culturelle et urbaine, politique et géopolitique, en privilégiant le point de vue de ceux qui ont été ses acteurs ou témoins. Plus généralement, il prend l’héroïne comme analyseur, pour saisir ce que les drogues font à la société. Le marché de l’héroïne se structure au cours des années 1950, mais c’est avec Mai 68 que s’amorce un premier tournant : dans ce bouillonnement politique, sociétal et culturel, les produits se diffusent au sein d’une jeunesse en quête de liberté et d’expériences. La fin des Trente Glorieuses marque un durcissement. La consommation d’héroïne s’étend et les sources d’approvisionnement se multiplient, bien au-delà du mythe de la « French Connection ». Les années 1980 sont un tournant majeur : on voit apparaître des « scènes » où les drogues sont vendues et consommées ouvertement dans les squats, quartiers délabrés, « banlieues » et autres « cités maudites ». Les ravages de l’héroïne deviennent de plus en plus visibles et sa diffusion joue un rôle central dans la construction du problème des banlieues dans sa version sécuritaire et racialisée. Les quartiers dits défavorisés vont être au cœur de sa diffusion mortifère, frappées par l’épidémie de sida, d’une part, et par les politiques répressives, d’autre part. Une bascule s’opère dans les années 1990 lorsque Simone Veil, ministre de la Santé, s’engage dans la mise en place d’un dispositif expérimental de réduction des risques. L’histoire de l’héroïne est celle de la répression, de la guerre à la drogue et, en corollaire, de l’absence de culture de santé publique en France, mais c’est aussi celle d’un processus de transformation des appartenances collectives et des identités culturelles qui interroge le rôle des produits psychotropes dans le changement social.

  • Maria Eugenia Cosio-Zavala, Myriam de Loenzien et Bich-Ngoc Luu (éd.), Mutations démographiques et sociales du Viêt Nam contemporain, Nanterre : Presses universitaires de Paris Ouest, coll. « Sciences humaines et sociales », 2016.
    Résumé : Pays de plus de 90 millions d’habitants, le Viêt Nam connaît depuis quelques décennies une évolution considérable. Cet ouvrage en explore les enjeux les plus marquants. Les défis à relever sont nombreux. Malgré une population encore jeune, ce pays connaît désormais un vieillissement rapide. Or, les formes de sociabilité et de solidarité changent, comme le montre la lutte contre l’épidémie VIH/sida. Le déséquilibre des sexes à la naissance continue de se creuser au détriment de la population féminine, présageant des difficultés à venir considérables en termes matrimoniaux et familiaux dans les générations futures. La sexualité des jeunes n’obéit plus aux mêmes normes et les relations de genre se transforment. Les mouvements migratoires internes au pays se développent, nourrissant une urbanisation rapide. L’environnement écologique, la lutte contre toutes sortes de pollutions deviennent des préoccupations quotidiennes. Le travail est reconfiguré, entre secteur formel et informel. C’est tout un cadre et un mode de vie qui se transforment. Quelles réponses sont apportées ? Quelles adaptations la population parvient-elle à adopter ? Dans ce livre, une quinzaine de chercheurs et experts apportent des réponses concrètes à ces questionnements. Sociologues, démographes, économistes, épidémiologistes, ils sont vietnamiens, français, canadiens et analysent ici les résultats de recensements, d’enquêtes, d’investigations spécifiques, apportant un éclairage nouveau sur la dynamique actuelle d’un pays en pleine transformation.

  • Aurélie Damamme, Emmanuelle Fillion et Myriam Winance (éd.), « Care et handicap. 1ère partie : Les enjeux et ambivalences du "prendre soin" », ALTER - European Journal of Disability Research / Revue Européenne de Recherche sur le Handicap, vol.9, n°3, 2015 - 163-264 p. - (Numéro thématique).

  • Aurélie Damamme, Emmanuelle Fillion et Myriam Winance (éd.), « Care et handicap. 2ème partie : déclinaisons historiques et perspectives internationales / Care and Disability. 2nd part: Historical Variations and International Perspectives », ALTER - European Journal of Disability Research / Revue Européenne de Recherche sur le Handicap, vol.10, n°1, 2016 - 90 p. - (Numéro thématique).
  • Aurélie Damamme, Helena Hirata et Pascale Molinier (éd.), Le travail, entre public, privé et intime: comparaisons et enjeux internationaux du care, Paris : L'Harmattan, coll. « Logiques sociales », 2017 - 246 p.
    Résumé : De quoi la crise du care est-elle le nom ? De la crise des solidarités familiales ? De celle de l'État-providence ou encore du travail gratuit des femmes ? La perspective du care déplace les frontières entre le privé et le public, l'intime et le politique, la théorie et l'empirie. Cet ouvrage restitue l'effervescence actuelle des recherches sur le care. Il propose un regard pluriel, à partir d'enquêtes empiriques, sur le travail du care au Japon, au Brésil, en France, aux États-Unis, en Colombie, au Liban et en Argentine.

  • Claude Dargent, Yannick Fer et Raphaël Liogier (éd.), Science et religion, Paris : CNRS Editions, 2017 - 243 p.
    Résumé : La question des relations entre science et religion est un classique de la controverse. Souvent vues comme conflictuelles, ces relations peuvent être envisagées à partir de différents points de vue. Bien des disciplines ont en effet des choses à dire dans ce domaine. Anthropologie, philosophie, histoire, droit seront ainsi convoqués dans les contributions rassemblées dans cet ouvrage. La sociologie y occupe néanmoins une place privilégiée. De Émile Durkheim et Max Weber jusqu’aux auteurs les plus contempo- rains, sociologie des religions et sociologie des sciences ne cessent en effet de se croiser. Et les différentes études de cas présentées dans l’ouvrage démontrent qu’on ne peut pas réduire les rapports entre sciences et religions à un combat structurel : si les exemples de conflit sont nombreux, on constate aussi l’existence de « zones grises » où ces deux registres se rencontrent et se mêlent.

  • Randi Deguilhem et Fatiha Talahite (éd.), « Femmes et droits de propriété », Cahiers du Genre, n°62, 2017 - 270 p. - (Numéro thématique).
    Résumé : L’attribution de droits de propriété aux femmes a-t-elle pour seul enjeu l’égalité des sexes et l’empowerment des femmes ? Mises au service de la diffusion planétaire du modèle occidental de propriété privée individuelle, considéré comme le plus favorable au marché et à l’efficacité économique, ces campagnes contribuent à la disparition d’autres modalités d’accès des femmes à la propriété, tandis que se creusent les écarts de richesse entre sexes.

  • Jean-Luc Deshayes et Cédric Lomba (éd.), « Les désindustrialisations (re)visitées », Savoir/Agir, n°39, 2017 - 116 p.

  • Anne-Marie Devreux (éd.), Les sciences et le genre : déjouer l'androcentrisme, Rennes : Presses universitaires de Rennes, coll. « Essais », 2016 - 292 p - (Postface de Françoise Moos).
    Résumé : Soucieuses d’objectivité, les sciences exactes, expérimentales ou technologiques n’en sont pas moins imprégnées de stéréotypes sur les différences et hiérarchies entre hommes et femmes, masculin et féminin ou mâles et femelles. Trop souvent leurs généralisations découlent d’un point de vue spécifique masculin ignoré comme tel. Ce livre dévoile d’abord ce point de vue androcentrique à travers des revues de littératures faites sous l’éclairage du genre, dans trois grands domaines disciplinaires : biomédecine et santé ; écologie et environnement ; technologies et ingénierie. Viennent ensuite des études de cas qui nous font pénétrer au cœur même des protocoles de recherche. On y voit comment le sexe mâle ou le cas masculin sont utilisés comme référents neutres aux dépens, parfois jusqu’à l’oubli, de l’étude des réalités du cas femelle ou de la situation effective des femmes. La dernière partie de l’ouvrage donne un aperçu d’initiatives tendant à favoriser l’inclusion du genre dans la pratique des scientifiques ou dans l’action d’institutions utilisant les savoirs scientifiques et en prise sur la société, notamment sur le monde de l’entreprise. Ces expériences développées en France ou à l’étranger illustrent les difficultés rencontrées mais aussi les voies d’évolution possibles. En réunissant des spécialistes de disciplines variées, neuro-endocrinologues, biologistes, historiennes des sciences, ingénieures, médecins hospitaliers, spécialistes du développement, géographes ou sociologues, ce livre invite à réfléchir sur l’apport d’un concept issu des sciences humaines et sociales aux autres sciences.

  • Elsa Dorlin et Hourya Bentouhami (éd.), « Frantz Fanon », Actuel Marx, n°55, 2014 - 224 p. - (Numéro thématique).
    Résumé : Philosophe et penseur politique majeur, auteur francophone, Fanon reste peu discuté dans notre langue. Si ce dossier de la revue Actuel Marx qui lui est consacré pouvait contribuer à ce qu’il en aille autrement, il aurait plus que rempli sa fonction. Il se fixe deux objectifs, plus spécifiques. Le premier est de faire ressortir la force d’une philosophie qui s’est nourrie d’une confrontation avec l’existentialisme de Sartre et de Beauvoir, et d’une appropriation originale de Freud et de Marx. Le second est d’examiner les rapports de Fanon avec le marxisme, qu’il soit « orthodoxe » et soumis à la critique, ou qu’il soit puisé à d’autres sources, celles de l’existentialisme sartrien et du marxisme des luttes du Tiers-Monde, ou encore, qu’il s’agisse des usages non marxistes de Marx, comme par exemple ceux de Senghor. Judith Butler Violence, non-violence : Sartre, à propos de Fanon, Matthieu Renault, Le genre de la race : Fanon, lecteur de Beauvoir, Entretien Hourya Bentouhami, avec Lewis Gordon, Fanon, critique du « fétichisme méthodologique », Nadia Yala Kisudiki, Vie éthique et pensée de la libération. Lecture critique des usages senghoriens de Marx à partir de fanon, Peter Worsley, Frantz Fanon et le lumpenprolétariat, Hourya Bentouhami, De Gramsci à Fanon, un marxisme décentré

  • Claire Ducournau et Karim Hammou (éd.), « Relire <i>Le Savant et le Populaire</i> de Claude Grignon et Jean-Claude Passeron (Seuil, 1989) », Biens symboliques / Symbolic Goods, n°1, 15 octobre 2017 - en ligne : http://revue.biens-symboliques.net/122 (Consulté le 2 décembre 2017).

  • Élie During et Laurent Jeanpierre (éd.), « Fourier revient », Critique, 812-813, 2015 - 160 p. - (Numéro thématique).
    Résumé : La mort de Fourier, en 1837, entre ses pots de fleur et ses chats, n’a pas fait grand bruit. Qui s’intéressait à lui ? Quelques disciples. Et puis, bientôt, un certain Marx et un nommé Engels. De ce « Fourier obscur », prophétise Hugo, « l’avenir se souviendra ». Le Voyant n’avait pas mal vu. Alors que tant de spectres sont devenus des fantômes, s’il en est un qui hante encore l’Europe, c’est bien celui de Charles Fourier ! Visionnaire sans égal, atopique bien plus qu’utopique, si Fourier nous revient aujourd’hui, c’est évidemment comme autre. Ses oeuvres complètes sont rééditées, des écrits inédits paraissent, des thèses, des essais lui sont consacrés. Il est réinventé comme féministe, théoricien queer ou écologiste radical. On avait pris l’habitude de tronçonner son oeuvre : métaphysique ; critique de la civilisation, de sa morale et de sa politique ; projets économiques ; utopies sexuelles, etc. Mais chez Fourier tout se tient. C’est ce que montrent les contributions réunies ici en hommage à l’infatigable écrivain, penseur et poète de ce que René Schérer a appelé la « contestation globale ».

  • Élie During et Laurent Jeanpierre (éd.), « Pierre-Henri Castel, les vies de l'esprit », Critique, n°802, 2014 - 96 p. - (Numéro thématique).
    Résumé : Penser les métamorphoses de l’« esprit malade » du point de vue d’une philosophie nourrie par l’ensemble des savoirs des sciences humaines – psychiatrie, psychanalyse, sociologie, anthropologie, histoire –, mais aussi par les sciences cognitives, le droit ou la littérature, tel est l’impressionnant projet mené depuis une quinzaine d’années par Pierre-Henri Castel. Ses deux derniers ouvrages consacrés au problème de l’obsession et de l’autocontrainte racontent les histoires secrètes ou parallèles du sujet contemporain, normé par l’idéal de l’autonomie mais sommé en même temps, et de mille façons, d’être vraiment lui-même, c’est-à-dire un individu. Un dialogue précis s’engage sur ce point avec Freud et Lacan, mais aussi avec Mauss, Elias ou Foucault, dans un souci constant de revenir au concret, de respecter l’« épaisseur » des descriptions de cas. Un long entretien avec l’auteur nous donne un aperçu de sa méthode, tandis que les lectures croisées de Bruno Karsenti et de Paul Dumouchel nous font entrer dans les coulisses du grand œuvre.

  • Nicolas Duvoux (éd.), « Philanthropies et prestige d'État en France, XIXe-XXe siècles », Genèses, n°109, 2017 - 170 p.
    Résumé : [...] "Ce numéro interroge la genèse de l'opposition entre État et société civile ou acteurs privés de la bienfaisance, en embrassant une longue période au cours de laquelle les catégories permettant de penser l'action philanthropique ont sensi­ blement évolué. L'hypothèse principale qui organise l'ensemble des articles ras­ semblés dans ce numéro a été suggérée entre autres par le détour américain. De manière symétrique au processus d'invisibilisation de l'action de l'État fédéral aux États-Unis, permis par les dépenses socio-:fiscales (Howard 1999), notre hypothèse considère que la France se caractérise, notamment à partir du début du xx.e siècle, par une euphémisation de la participation des acteurs privés à l'élaboration de l'in­ térêt général." [extrait de l'introduction p.4]

  • Nicolas Duvoux et Jacques Rodriguez (éd.), « Pauvretés », Communications, n°98, 2016 - 187 p. - (Numéro thématique).
    Résumé : Ce numéro de Communications explore un paradoxe inhérent à la notion de pauvreté : sa complexité analytique est étouffée par son omniprésence dans le débat public et diluée par l’apparente banalité du phénomène. En s’intéressant à différentes figures de la pauvreté et aux processus qui la produisent, les contributions rassemblées sous la direction de Nicolas Duvoux et de Jacques Rodriguez font apparaître combien et comment la lutte contre la pauvreté, qui est affichée comme orientation politique explicite, tant par les gouvernements nationaux que par les institutions internationales, occulte souvent l’hétérogénéité du phénomène et s’accommode, à bien des égards, de la reproduction, voire de l’augmentation des inégalités.

  • Sabine Fortino, Aurelie Jeantet et Albena Tcholakova (éd.), « Émotions au travail, travail des émotions », La nouvelle revue du travail, n°6, 2015 - en ligne : http://nrt.revues.org/2068 (Consulté le 8 juin 2015) - (Numéro thématique).
    Résumé : Cette livraison de La Nouvelle Revue du Travail du printemps 2015 propose un Corpus sur un objet original, les émotions au travail. Espace de violences et de solidarités, le travail suscite des sentiments d’injustice, de colère, d’envie, de haine, mais aussi de satisfactions et de plaisirs. Le travail mobilise les individus dans leur « entier », corps et âme, les incitant à s’appuyer sur des savoir-faire techniques mais également affectifs, à engager leur enthousiasme comme leur envie de bien faire, avec des résultats toujours traduits en émotions. En même temps, le management joue des émotions et participe de la mise au travail des émotions et pourrait les instrumentaliser.

  • Pierre Fournier, Cédric Lomba et Séverin Muller (éd.), Les travailleurs du médicament. L’industrie pharmaceutique sous observation, Erès, coll. « Clinique du travail », 2014 - 338 p.
    Résumé : L’industrie pharmaceutique n’est connue du public que par les scandales sanitaires qui émaillent régulièrement son actualité et donnent lieu à des batailles d’experts. Mais finalement, que sait-on du fonctionnement concret du monde pharmaceutique ? Est-il au service de l’innovation, de la connaissance, de la maîtrise complète des risques sanitaires, mobilisant haute technologie et personnels hyper-qualifiés ? L’enquête collective menée par dix chercheurs en sciences sociales au sein même d’entreprises pharmaceutiques permet de mieux comprendre ce qui se passe dans les usines de fabrication de médicaments, dans les hôpitaux, dans les entrepôts des grossistes, dans les pharmacies d’officine et avec les visiteurs médicaux. De la production à la distribution, elle donne à voir des organisations du travail en lien direct avec le système de rente qui caractérise cette industrie. Sans sous-estimer les contraintes propres aux activités pharmaceutiques, les auteurs montrent le quotidien des travailleurs du médicament, des petites mains aux personnels les plus qualifiés, pour mieux saisir les tensions entre leurs pratiques, parfois à la limite de la légalité, et le cadre réglementaire dont le secteur sait tirer profit. (Quatrième de couverture) Contributions d’A.-M. Arborio, I. Feroni, P. Fournier, J. Greffion, A. Labrousse, C. Lomba, S. Muller, Q. Ravelli, D. Subramanian et L. de Verdalle.
  • Carine Fouteau, Éric Fassin, Serge Guichard et Aurélie Windels (éd.), Roms & riverains. Une politique municipale de la race, Paris : La Fabrique éditions, 2014 - 240 p.
    Résumé : Pour éviter race, mot par trop malsonnant, on admet plutôt que la « question rom » est une affaire de culture. De fait, la culture rom, sorte d’errance sans but dans un paysage d’ordures, de boue et de rats, est difficilement compatible avec « la nôtre ». D’où leur vocation – à ne pas séjourner chez nous, à être expulsés vers leurs pays d’origine où ils trouveront plus facilement leurs marques. Ce livre montre comment l’État français, empêché par ses propres lois de traiter les Roms, citoyens européens, comme il traite les sans papiers tunisiens ou maliens, délègue aux municipalités la tâche de démolir les camps et de chasser leurs habitants. Il montre comment, pour ce faire, maires et adjoints s’appuient sur un réel ou supposé « ras-le-bol » des riverains. Il montre aussi, circulant comme des fantômes, les enfants roms, par terre avec leur mère sur un carton rue du Temple ou cheminant dans la nuit sur le bord de la nationale pour gagner l’école d’une commune éloignée qui accepte de les recevoir. Un livre pour voir ce que nous avons chaque jour sous les yeux.
  • Auriane Guilbaud (éd.), Le retour des épidémies, Paris : PUF, coll. « La vie des idées.fr », 2015 - 94 p.
    Résumé : Les virus, parasites, bactéries et autres micro-organismes à l’origine de maladies infectieuses transmissibles coexistent depuis toujours avec les êtres humains. En dépit des progrès scientifiques et du développement de la santé publique, des maladies connues depuis des siècles continuent de sévir (choléra, paludisme), tandis que de nouvelles maladies pouvant se disséminer à grande échelle apparaissent (sida, SRAS). Depuis la fin du XXe siècle, la possibilité d’une épidémie véritablement mondiale fait naître un sentiment de vulnérabilité, réactivant la peur d’un retour vers un « âge noir » où l’humanité était incapable de contrôler les épidémies. Pourquoi ces maladies (ré)émergent-elles et se transforment-elles en épidémies ? Comment peut-on les combattre ? Cet ouvrage revient sur quelques-unes des épidémies qui affectent la population mondiale en ce début de XXIe siècle et en analyse les enjeux scientifiques, sociaux et politiques.
    Note Note
    <p>Table des matières</p> <p>1. Introduction, par Auriane Guilbaud<br />2. Les microbes s’adaptent toujours, entretien avec Philippe Sansonetti, professeur au Collège de France<br />3. Anticiper les virus pandémiques, par Frédéric Keck<br />4. Le dernier mile. Faut-il encore croire en l’éradication de la poliomyélite&nbsp;?, par Claire Magone<br />5. Sida&nbsp;: l’eldorado africain, par Fanny Chabrol<br />6. Le système sanitaire international face à l’épidémie d’Ebola, par Auriane Guilbaud<br />Bibliographie commentée <br />Glossaire des termes scientifiques, des maladies ou des institutions pertinentes</p>

  • Auriane Guilbaud (éd.), « Les petits États au prisme du multilatéralisme », Critique internationale, n°71, 2016 - 172 p.
    Résumé : Plus de la moitié des États membres de l’ONU (105 sur 193) ont moins de 10 millions d’habitants et appartiennent au Forum des petits États (FOSS), groupe informel créé par Singapour en 1992 pour faire entendre leur voix dans les enceintes multilatérales. Quel intérêt ces petits pays trouvent-ils dans un engagement multilatéral ? Et dans quelle mesure, inversement, contribuent-ils à transformer le multilatéralisme ? Qu’il s’agisse du Luxembourg, du Qatar, de Singapour ou, plus généralement, des petits États au Conseil de Sécurité, l’analyse proposée ici nourrit une réflexion sur le statut de « petit État », à la fois ressource stratégique et contrainte pratique pour l’action multilatérale, ainsi que sur les usages du multilatéralisme pour influencer des relations asymétriques, s’affirmer sur la scène internationale et, éventuellement, s’affranchir de la qualification.

  • Mathieu Hauchecorne et Frédérique Matonti (éd.), « Actualité de l’histoire sociale des idées politiques », Raisons politiques, n°67, 2017 - 214 p.
    Résumé : Les idées politiques sont-elles des faits sociaux comme les autres ? Comment sont-elles produites et comment circulent-elles ? Comment sont-elles mobilisées dans les luttes sociales et politiques ? Alors qu’en France l’analyse de la pensée politique est longtemps restée en marge des renouvellements qu’elle a connus en Angleterre et en Allemagne ces dernières décennies, ce dossier revient sur le récent développement d’une histoire sociale des idées politiques au sein de la science politique française. Au-delà de cette actualité disciplinaire, les articles donnent à voir une histoire sociale en acte des idées politiques. Centrés sur les quatre dernières décennies, ils ne limitent par leurs points d’entrée à la philosophie et au droit, mais considèrent aussi comment les sciences humaines et sociales, les controverses publiques, les savoirs militants ou l’expertise ont pu transformer la manière dont nous parlons du politique et le pensons. Les thèmes abordés – marxismes et reconfigurations intellectuelles de la gauche française, néo-libéralisme et projet européen, Internet et propriété intellectuelle, etc. – démontrent avec éclat ce que l’histoire sociale des idées peut nous apprendre du monde actuel.

  • Laurent Jeanpierre (éd.), « Art et sacré : le “cas” Poussin », Critique, n°822, 2015 - 885-997 p. - (Dossier de 3 articles, p. 885-927.).
    Résumé : La peinture de Nicolas Poussin fait en France l’objet d’un culte ancien, régulièrement réactivé. Le mot culte, ici, n’est pas à prendre à la légère. Le Louvre ne vient-il pas de lui consacrer une exposition, Poussin et Dieu, qui explore les liens qu’entretient sa peinture avec la Bible et le catholicisme ? Ces lectures pieuses, ainsi que la canonisation récurrente de Poussin en génie éminemment français et grand maître du classicisme, nous ont paru l’occasion d’interroger les rapports noués aujourd’hui entre l’art et le sacré. Art et sacré : le « cas » Poussin : Laurent Jeanpierre, Présentation - Patrick Boucheron, Fétichiser la peinture - William Marx, Poussin et ses mystères - Entretien : Bernard Lahire, Sacralité de l’art et pouvoirs d’attribution, par Laurent Jeanpierre, Marc Joly

  • Laurent Jeanpierre et Olivier Roueff (éd.), La culture et ses intermédiaires. Dans les arts, le numérique et les industries créatives., Paris : Editions des Archives contemporaines, 2014 - 267 p.
    Résumé : Amazon, iTunes, Netflix, YouTube, etc. : la liste serait longue des nouvelles formes controversées d’accès à la culture. À côté de ces grands noms d’entreprises transnationales, c’est en réalité l’ensemble des activités d’intermédiaires dans les arts et les industries créatives qui s’expose aujourd’hui et semble croître, en nombre, en taille et en puissance. Qui sont les protagonistes de ces activités en pleine expansion ? Que font-ils ? Quelles sont leurs relations, directes ou indirectes, avec la création ? À travers une vingtaine d’enquêtes conduites en France, en Grande-Bretagne et aux États-Unis sur des individus et des entreprises qui font exister l’offre et la demande de travail artistique ou de biens culturels, les auteurs de ce livre répondent pour la première fois à ces questions de manière plurisectorielle : dans les arts visuels, la musique, le cinéma, la mode, la bande-dessinée et les industries numériques. La plupart des « fonctions » d’intermédiation sont ainsi abordées, depuis le soutien à la production jusqu’aux palmarès en passant par la sélection des talents, le développement de carrières, le montage des équipes et des budgets et, bien entendu, la distribution et la promotion des œuvres. La perspective adoptée met en avant les luttes incessantes pour la conquête des créations ayant lieu aux frontières de « territoires » d’activité professionnalisés ou plus informels. L’ouvrage constitue un plaidoyer pour une sociologie des systèmes d’intermédiation : méthode d’analyse pertinente des reconfigurations économiques actuelles, irréductibles au discours enchanté des investisseurs comme au schème critique globalisant de la marchandisation de la culture ; instrument privilégié d’une écologie sociale indispensable à une compréhension réaliste du travail artistique. Au terme du parcours, les débats sur la reconnaissance déclinante des créateurs et la répartition inégale des risques et des bénéfices au sein du capitalisme dit « culturel » devraient apparaître sous un jour inédit. Contributions d’Olivier Alexandre, Pierre-Jean Benghozi, Célia Bense Ferreira Alves, Christian Bessy, Laura Braden, Vincent Bullich, Pierre-Marie Chauvin, Diana Crane, Timothy J. Dowd, Thomas Guignard, Karim Hammou, Wenceslas Lizé, Audrey Mariette, Jean-Matthieu Méon, Bernard Miège, Delphine Naudier, Keith Negus, Thomas Paris, Violaine Roussel, Mathieu Trachman, Laure de Verdalle, Julie Verlaine et Pierre-Édouard Weill.
  • Michel Joubert, Claire Lévy-Vroelant et Christoph Reinprecht (éd.), Agir sur les vulnérabilités sociales. Les interventions de première ligne entre routines, expérimentation et travail à la marge, Saint-Denis : Presses universitaires de Vincennes, 2015 - 364 p.
    Résumé : Critiqué pour son appui qu’il apporterait à l’ordre social, ou au contraire loué pour l’attention qu’il donne aux plus démunis, le travail social est souvent l’objet d’approches qui ne rendent pas compte de sa réalité quotidienne. Se placer au plus près du travail des « premières lignes » permet de saisir ses ombres et ses lumières. Cet ouvrage contribue à rendre intelligibles les paradoxes et contradictions d’un milieu où la volonté de bien faire son travail se trouve confrontée aux injonctions du new public management (améliorer le rapport coût/efficacité du service) et à la montée des insécurités sociales. Il pointe également l’extraordinaire richesse de certaines des expériences engagées qui portent en germe de nouvelles manières d’intervenir dans le champ social.

  • François Lafarge, Véronique Charléty, Michel Mangenot, Christian Mestre et Sylvain Schirmann (éd.), Dictionnaire encyclopédique de la gouvernance européenne, Bruxelles : Ed. Larcier, coll. « Dictionnaire Larcier », 2017 - 356 p - (Postface de Jean-Marc Ferry ; préface de Frans Timmermans).
    Résumé : À l’heure du Brexit, ce dictionnaire encyclopédique offre une vision kaléidoscopique de l’état de l’Union. Rassemblant plus d’une soixantaine d’universitaires relevant de divers domaines des sciences sociales et humaines, cet ouvrage cherche à présenter la construction européenne et le fonctionnement de l’Union européenne de manière aussi originale que dynamique. À partir d’une sélection d’entrées, qu’ils ont voulu diversifiées afin de conjuguer l’inédit à l’attendu, les concepteurs de ce dictionnaire encyclopédique ont retenu une approche appréhendant les mécanismes et processus décisionnels propres à l’Union réunis sous l’appellation générique de « gouvernance ». En effet, l’ambition poursuivie est d’offrir au lecteur, qu’il soit spécialiste ou non des questions européennes, une compréhension à la fois générale et précise de la machinerie de l’Union afin de saisir au mieux la spécificité du modèle européen. À partir du sommaire, le lecteur pourra cheminer parmi des contributions de quelques pages et approfondir ses connaissances grâce à une bibliographie sélective à la fin de chacune d’entre elles.
  • Fabrice Lara, Michel Mangenot et Sylvain Schirmann (éd.), Les études européennes. Genèses et institutionnalisation, Paris : L'Harmattan, coll. « FARE », 2018 - 700 p.
  • Christian Laval, Luca Paltrinieri et Ferhat Taylan (éd.), Marx-Foucault. Lectures, usages et confrontations, Paris : La Découverte, coll. « Recherches », 2015 - 350 p.
    Résumé : Marx et Foucault : deux œuvres, deux pensées sans lesquelles on ne peut saisir le sens de notre présent. Pas de théorie critique qui puisse se passer de leurs concepts et de leurs analyses. Et pas de luttes qui ne renvoient à tel moment ou à tel aspect de leur héritage. Pourtant, de l’un à l’autre le passage ne va pas de soi. Les époques, les intentions, les philosophies même ne sont pas superposables. Hétérogènes donc, ces pensées font, l’une et l’autre, obstacle à tout « foucaldo-marxisme ». L’ouvrage vise à montrer des rapports mobiles et complexes, non des identités profondes ou des incompatibilités d’essence. Rapports de Foucault à Marx : il prend appui sur lui pour le déborder, l’envelopper, et parfois l’opposer à lui-même. Rapports de Foucault aux marxismes, sous leurs variantes les plus diverses, humaniste, existentialiste, althussérienne, qui n’ont cessé de composer les actualités changeantes de Foucault. Rapports des marxistes, d’hier et d’aujourd’hui, à Foucault : comment l’ont-ils lu ? Que lui ont-ils reproché, que lui ont-ils emprunté ? Qu’en font-ils aujourd’hui de neuf ? C’est donc l’actualité d’une lecture croisée de Marx et Foucault qui est au centre des contributions de cet ouvrage et qui ouvre sur un espace fécond pour l’avenir de la pensée critique.

  • Jean-François Laé, Annick Madec et Numa Murard (éd.), « Sociologie narrative : le pouvoir du récit », Sociologie et sociétés, vol.48, n°2, 2016 - en ligne : http://id.erudit.org/iderudit/1037711ar (Consulté le 12 janvier 2018) - 5 p.

  • Frédérique Leblanc (éd.), « Gens de commerce », Ethnologie française, n°165, 2017 - 176 p.
    Résumé : Cette livraison d’Ethnologie française éclaire les dimensions historiques, sociales, spatiales du commerce de détail, un thème longtemps resté parent pauvre de la recherche. Certes, son dynamisme au XIXe siècle est bien connu car il a su anticiper ou s’adapter à de nombreux bouleversements, mais l’on aurait pu penser que l’apparition des grands magasins à la fin du XIXe siècle, l’avancée de la grande distribution, et plus récemment le commerce en ligne, l’effaceraient progressivement du paysage urbain. Or, si le nombre de commerces de proximité est en baisse en milieu rural, il est en hausse en milieu urbain. Et c’est justement dans leurs rapports à l’urbain que ces commerçants sont ici principalement saisis. Installés dans les quartiers parisiens en voie de gentrification, ils contribuent au renforcement du processus : en témoigne par exemple l’inattendu renouveau des crémiers qui ont su s’ajuster au renouvellement des goûts et des attentes d’une clientèle aisée. La revue s’intéresse également aux installations précaires : les surprenantes commerçantes « à la valise » qui traversent la frontière sino-mongole, les terrassiers, kiosquiers et bouquinistes offrant leurs marchandises sur les trottoirs de Rabat et Casablanca, les commerçants des marchés de plein vent entre nomadisme et sédentarité. L’examen des manières d’exercer leur activité, comme les profi ls sociaux de ces gens de commerce révèle, au sens photographique du terme, les changements d’un quartier ou d’une ville, dans la mesure où ils en sont à la fois l’un des signes et l’un des effets.
  • Sébastien Lemerle et Carole Reynaud-Paligot, La biologisation du social: discours et pratiques, Presses universitaires de Paris Nanterre, coll. « Frontières de l'humain », 2017 - 238 p.
    Résumé : Les progrès enregistrés par les sciences de la vie sont appelés à modifier nombre de nos conceptions relatives à la personne humaine et à la société. Mais alors qu'il existe une riche littérature théorique sur ce sujet, peu d’études avaient jusqu’à ce jour été consacrées aux pratiques résultant des appropriations sociales des savoirs en génétique et neurosciences. L’objectif principal de ce livre est de contribuer à combler cette lacune, grâce aux contributions de chercheuses et chercheurs issus de différentes disciplines (neurosciences, sociologie, histoire, sciences de l’information et de la communication…). Il révèle une tendance, perceptible depuis quelques décennies dans nos sociétés, à « biologiser le social ». L’importation de grilles d’analyses et d’action inspirées par les sciences biologiques touche en effet un nombre grandissant d’univers, des débats autour du genre, de la race, du transhumanisme ou de la souffrance sociale, aux pratiques en mutation dans les domaines de la santé mentale, du sport, de l’éducation, du marketing ou du droit. À partir d’études de cas concrètes, ce livre conduit à réexaminer la question des relations entre recherche, idéologie scientifique et ingénierie sociale, à l’heure où la biologie s’inscrit durablement dans l’horizon mental de notre temps.

  • Sébastien Lemerle et Carole Reynaud-Paligot (éd.), « Les usages sociaux des sciences du vivant », Revue européenne des sciences sociales, vol.54, n°1, 2016 - 155-247 p. - (Dossier de 4 articles p. 155-247.).
    Résumé : Les usages sociaux des sciences du vivant : Sébastien Lemerle, Carole Reynaud-Paligot ‪Causalisme et contextualisation : sur les usages de la biologie par les sciences sociales‪ - Patrice Pinell, ‪Genèse et réception de la théorie de la dégénérescence‪. Contribution à l’analyse des conditions de succès d’une idéologie scientifique - Manuel Schotté, ‪Les possibles corporels : support biologique, déterminations sociales‪, Stanislas Morel, ‪Troubles dans les apprentissages : neurosciences cognitives et difficultés scolaires‪.

  • Wenceslas Lizé, Delphine Naudier et Séverine Sofio (éd.), Les stratèges de la notoriété. Intermédiaires et consécration dans les univers artistiques, Paris : Editions des Archives contemporaines, 2014 - 233 p.
    Résumé : L’activité professionnelle artistique est collective et repose, in fine, sur la commercialisation d’œuvres, de spectacles, de disques ou de films dont la vocation est d’atteindre un public. Dans cette entreprise, la notoriété est à la fois une fin en soi et un outil qu’un certain nombre de professionnels s’emploient à fabriquer. En d’autres termes, l’espace public n’est accessible aux artistes qu’à travers le recours à des intermédiaires culturels qui s’efforcent, au moyen de stratégies concrètes encore peu étudiées par les sciences sociales, de sortir de l’anonymat et de promouvoir des artistes ou des œuvres. Fondé sur un ensemble d’enquêtes et de recherches collectives, ce livre a pour but de lever le voile sur ces acteurs fondamentaux des mondes de l’art, sur leurs pratiques et sur les conséquences de celles-ci en termes à la fois économiques et symboliques. La fabrication de la notoriété des œuvres et des artistes est ici conçue comme la principale tâche des intermédiaires culturels. Au-delà de leur présentation emphatique comme « faiseurs de stars » ou « briseurs de carrières », dans quelle mesure et de quelles manières les intermédiaires contribuent-ils à la fabrication du succès des artistes et à leur accès à la consécration ? Répondant à cette question décisive au travers de plusieurs études de cas, ce livre éclaire les processus à l’œuvre dans la construction sociale de (l’accès à) la notoriété dans différents secteurs de la production culturelle : édition, musique, arts du spectacle, cinéma, arts plastiques et diffusion en ligne. Il s’adresse ainsi aussi bien aux professionnels de la culture ou des arts, qu’aux étudiant-e-s, enseignant-e-s et chercheur-e-s. Contributions de : Vincent Dubois, Luca Pareschi, Kaoutar Harchi, Dominique Sagot-Duvauroux, Gérôme Guibert, Laure de Verdalle, Pierre-Edouard Weill, Jean-Samuel Beuscart, Maxime Crepel, Olivier Roueff.

  • Clara Lévy et Alain Quemin (éd.), « La sociologie des arts visuels au Brésil », Sociologie de l’art, n°22, 2014 - 270 p. - (Numéro thématique).
    Résumé : S’il est un pays avec lequel la France entretient une relation étroite en sciences sociales, c’est bien le Brésil : Claude Lévi-Strauss ou Roger Bastide y séjournèrent des années 1930 aux années 1950, puis, durant la dictature militaire de 1964 à 1985, de nombreux chercheurs brésiliens expatriés ont choisi la France. Depuis, le développement de la sociologie a été spectaculaire et la sociologie de l’art brésilienne est déjà riche d’une production importante dont les arts visuels fournissent un bel exemple. En six textes, à l’aide de six auteures, ce présent numéro de Sociologie de l’art entend présenter un panorama de la diversité de la sociologie des arts visuels au Brésil aujourd’hui. Articles de : Ana Paula Cavalcanti Simioni, Angélica Madeira, Glaucia Villas Bôas, Lígia Dabul, Maria Lucia Bueno, Ana Letícia Fialho

  • Susanna Magri et Sylvie Tissot (éd.), Explorer la ville contemporaine par les transferts., Presses universitaires de Lyon, coll. « Sociologie urbaine », 2017 - 224 p - (OCLC: 993111013).
    Résumé : Des enseignes commerciales identiques, la ségrégation sociale et ethnique des quartiers, une pollution grandissante, l’émergence d’une élite internationale navigant d’une « ville globale » à une autre : c’est vers un même modèle que les cités du monde semblent se diriger. Si les raisons de s’inquiéter de cette tendance ne manquent pas, on peut s’interroger sur la réalité d’une figure unique, de standards imposant à terme une uniformité urbaine parfaite. Car la diversité des architectures, la pesanteur des héritages matériels et immatériels, la particularité persistante des modes de vie, impriment aux villes d’aujourd’hui des formes qui restent extraordinairement variées. Pour comprendre cette diversité, ce livre propose un nouveau modèle d’analyse invitant à s’intéresser aux transferts. Nous savons depuis longtemps que les villes se transforment à la faveur des migrations. Mais les déplacements d’autres acteurs – administrateurs, universitaires ou experts – font aussi voyager les mots et les choses. Le succès des modèles d’organisation sociale et spatiale qu’ils promeuvent, souvent à travers de grands organismes internationaux, dépend des contextes locaux de réception. Et les habitants – migrants et autochtones – viennent inscrire de façon singulière dans l’espace leurs manières de faire, leurs normes du vivre ensemble et leurs interprétations de labels internationaux. Éternels réceptacles et fabriques d’inégalités, les villes se conjuguent néanmoins au pluriel, sous des formes hybrides. Ce sont ces dynamiques que ce livre invite à explorer. - Contributions de : Clément Barbier, Éric Cheynis, Eleonora Elguezaba, Cécile Cuny, Sabrina Bresson, Jennifer Bidet, Marcia Ardila Sierra.

  • Michel Mangenot (éd.), « Coordonner les affaires européennes », Revue française d'administration publique, n°158, 2016 - 326 p.
    Résumé : Comment se fabrique la politique européenne des États membres de l’Union européenne ? Comment fonctionnent les systèmes nationaux de coordination chargés d’élaborer et de défendre les positions nationales au sein du système décisionnel de l’Union ? Ces questions importantes ont été délaissées par la science politique et administrative depuis quinze ans. Aujourd’hui, face aux nouveaux modes de gouvernance européenne, existe-t-il encore un mode de « commandement » hiérarchique de l’État, ou, au contraire, assiste-t-on à une nouvelle fragmentation ? Ce numéro qui réunit des contributions de spécialistes français et européens ainsi que de praticiens analyse tout d’abord le modèle français de coordination, ses transformations et ses spécificités sectorielles. Il décline ensuite une problématique transversale : le passage d’une logique classique de négociation intergouvernementale à une logique d’influence, notion beaucoup plus large et protéiforme, replacée ici au sein de plusieurs enceintes institutionnelles. Enfin, il envisage les liens entre coordination nationale et coordination à l’échelle européenne.

  • Dominique Memmi, Gilles Raveneau et Emmanuel Taïeb (éd.), Le social à l'épreuve du dégoût, Presses universitaires de Rennes, coll. « Le sens social », 3 octobre 2016 - 218 p - (Préface de Georges Vigarello).
    Résumé : Corps du malade, du mourant, du mort, du pauvre : au cœur de nos sociétés contemporaines, des agents administrent pour le monde social et à sa place les marges de la vie biologique et sociale. Comment les pompiers, les travailleurs sociaux, les employés des pompes funèbres, les aides-soignantes, les infirmières et médecins se débrouillent-ils avec le « sale boulot » ? Parmi les émotions dont ils peuvent être affectés, il en est une, particulièrement archaïque, apparemment spontanée et difficile à réprimer : le dégoût. Il renvoie aux sensations du corps, mais recèle aussi une dimension sociale : pas seulement dégoût du goût des autres, mais peur de devenir comme eux, surtout s’ils sont jugés socialement inférieurs. Le dégoût traduit une urgence à se « séparer ». Réaction somatique à la crainte du rapprochement physique et social, émotion « mixophobe », le dégoût trace une frontière avec l’Autre, révélant les inavouables sociaux de nos sociétés. Cet ouvrage interroge ce que le dégoût « fait » aux interactions. On y découvre l’opposition radicale entre coulisses et scène, régie par l’’autocensure professionnelle, et les mille stratagèmes permettant d’affronter ce qui révulse. Limitation du toucher, port de gants, lavage obsessionnel, embellissement du cadavre et toilettage des mots eux-mêmes, autant de techniques visant à mettre à distance la vie organique… des autres. Révélatrice d’une souffrance spécifique au travail, ces stratégies professionnelles avouent une ambivalence d’autant plus menaçante qu’elle semble de plus en plus indicible. Car secrété par le processus de civilisation, le dégoût est pris dans des interdits sociétaux incitant à le taire. Cela en fait un instrument d’autant plus précieux de lecture du monde social. Cet ouvrage apporte ainsi une contribution importante à l’histoire, à la sociologie et à l’anthropologie des sensibilités.
  • Thierry Pairault et Fatiha Talahite (éd.), Chine-Algérie: une relation singulière en Afrique., Marseille : Riveneuve Editions, 2014 - 256 p.
    Résumé : L’Algérie socialiste entretenait déjà des relations amicales avec la Chine maoïste, mais c’est paradoxalement dans les années 1990 et 2000, alors que l’Algérie abandonnait la référence officielle au socialisme, que les échanges entre les deux pays connaissent une expansion sans précédent, aux plans économique, commercial, humain..., tellement rapide qu’elle a pu alimenter des fantasmes sur la présence et les visées chinoises en Algérie. C’est cette accélération brutale de l’histoire des relations entre les deux pays qui est interrogée dans cet ouvrage. D’abord pour tenter d’en évaluer l’ampleur et les contours, puis, dans une perspective comparative, pour relativiser le phénomène au regard de ce qui se passe sur le continent africain, en distinguant les aspects contingents de cette présence de ceux qui s’inscrivent dans la longue durée, les traits singuliers de ceux que l’on retrouve ailleurs en Afrique. Contributions de : Fatiha Talahite, Thierry Pairault, Karima Fachqoul, Claude Zanardi, Rachid Mira, Dzifa Kpetigo, Hicham Rouibah, Samia Hammou, Alice Ekman, Théophile Dzaka-Kikouta, Francis Kern, Chiara Gonella, Hongwu Liu, Carine Pina-Guerassimoff, Zhe Zhang.
  • Luca Paltrinieri (éd.), L’Usage des plaisirs et Le souci de soi de Michel Foucault. Regards critiques 1984-1986, Imec/Presses Universitaires de Caen, coll. « Regards critiques », 2014 - 378 p.
    Résumé : Avec L’Usage des plaisirs et Le Souci de soi, Michel Foucault reprend, après huit ans de silence, le fil interrompu de son histoire de la sexualité. Entre-temps, toutefois, le projet a changé profondément : il ne s’agit plus seulement d’étudier les concepts et les normes qui règlent la sexualité, mais aussi les formes et les modalités du rapport à soi par lesquelles les individus se constituent et se reconnaissent comme sujets. La première réception des deux ouvrages témoigne ainsi d’un double étonnement : la découverte d’un nouveau registre de la pensée foucaldienne qui se tisse autour de la subjectivation et l’inexistence, dans les sociétés anciennes, d’une n sexualité comme ensemble de pratiques humaines définissant l’identité homosexuelle ou hétérosexuelle. Textes choisis et présentés par Philippe Artières, Jean-François Bert, Sandra Boehringer, Philippe Chevallier, Frédéric Gros, Luca Paltrinieri, Judith Revel.
  • Anthony Pecqueux et Olivier Roueff (éd.), « Ecouter de la musique ensemble. Ethnographies de l’écoute collectives », Cultures et musées, n°25, 2015 - 238 p. - (Numéro thématique).
    Résumé : Ce dossier vise à contribuer au développement des ethnographies de l'écoute musicale, en interrogeant ce qui y reste largement impensé : qu'est-ce qu'écouter de la musique à plusieurs ? L'écoute sociable se fait-elle toujours « en groupe » : occasionne-t-elle nécessairement l'accomplissement d'un collectif, et sous quelles modalités, quelles formes, quelles intensités ?

  • Étienne Penissat et Yasmine Siblot (éd.), « Des classes sociales européennes ? », Actes de la recherche en sciences sociales, n°219, 26 octobre 2017 - 144 p.
    Résumé : Si l’étude de la répartition des revenus et des patrimoines connaît un certain engouement à l’échelle européenne et mondiale, celle des classes sociales, abordée dans une perspective internationale, semble davantage délaissée. Non que les enquêtes portant sur les classes ou les groupes socioprofessionnels aient disparu. Les travaux consacrés aux inégalités et aux différenciations sociales connaissent...
  • Claude Pennetier et Bernard Pudal (éd.), Le sujet communiste. Identités militantes et laboratoires du moi., Rennes : Presses Universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2014 - 258 p.
    Résumé : Les analyses des égo-documents (journaux intimes, correspondances, autobiographies de parti, autocritiques, etc.), des entretiens biographiques, et les archives policières ou judiciaires, désormais accessibles, renouvellent nos perceptions, ossifiées et simplificatrices, des « sujets » communistes. Portant aussi bien sur des pays communistes que sur des partis communistes occidentaux (notamment le PCF), cet ouvrage présente ce nouveau domaine de recherche qui, s’affranchissant des controverses historiographiques traditionnelles, ouvre la voie d’un véritable renouveau de l’histoire des communismes et des communistes. Contributions de : Claude Pennetier, Bernard Pudal, Paul Boulland, Ioana Cirstocea, Yves Cohen, Catherine Depretto, Isabelle Gouarné, Christophe Le Digol, Kevin Morgan et Brigitte Studer.

  • Alain Quemin et Glaucia Villas Bôas (éd.), Art et société : recherches récentes et regards croisés Brésil – France, Marseille : OpenEdition Press, coll. « Brésil / France | Brasil / França ; collection du programme Saint-Hilaire », 2016 - 456 p - (Également publié en brésilien sous le titre : "Arte e vida social: Pesquisas recentes no Brasil e na França", Marseille: OpenEdition Press, 2016.).
    Résumé : Si la richesse des échanges entre le Brésil et la France est bien connue dans différentes sciences sociales comme la sociologie ou l’anthropologie où la présence française au Brésil a suscité des échanges très féconds qui ont clairement profité aux deux traditions nationales, il en va tout autrement de la sociologie de l’art, puisque les liens entre les deux pays restent encore largement à explorer. Pourtant, il existe clairement deux traditions nationales toutes deux marquées par le fort développement de ce domaine de recherche et, suite à leur forte croissance, les travaux qui se sont imposés au Brésil comme en France n’ont pas manqué de se rencontrer. Le présent ouvrage entend présenter l’état de la sociologie de l’art dans chacun des deux pays de forte tradition sociologique que sont désormais la France et le Brésil, en faire ressortir les spécificités mais aussi les traits communs, ainsi que les sujets de dialogue, que celui-ci soit déjà clairement amorcé ou en probable devenir.
  • Djaouida Sehili et Victor Zuñiga (éd.), « Les "savoir-migrer" », Migrations Société, vol.26, 153-154, 2014 - 130 p.

  • Yves Sintomer (éd.), « Weber et la domination », Sociologie, vol.5, n°3, 2014 - (Dossier de 4 articles p.291-333).
    Résumé : Weber et la domination : Max Weber, Les trois types purs de la domination légitime (Traduction d'Elisabeth Kauffmann) - Max Weber, Problèmes de sociologie de l'État (Traduction d'Isabelle Kalinowski, édition française du texte par Yves Sintomer) - Elisabeth Kauffmann, « Les trois types purs de la domination légitime » de Max Weber : les paradoxes de la domination et de la liberté - Yves Sintomer, Jérémie Gauthier, Les types purs de la domination légitime : forces et limites d'une trilogie
  • SPEL (collectif Sociologie politique des élections), Les sens du vote. Une enquête sociologique (France 2011-2014), Presses Universitaire de Rennes, coll. « Res Publica », 2016 - 230 p - (Collectif SPEL : Éric Agrikoliansky, Lorenzo Barrault-Stella, Clémentine Berjaud, Thibaud Boncourt, Julien Fretel, Daniel Gaxie, Kevin Geay, Jérôme Heurtaux, Brigitte Le Grignou, Sabine Rozier et Anne-France Taiclet.).
    Résumé : Que savons-nous des électeurs ? Tantôt honorés comme les garants de la démocratie, tantôt dénigrés pour leur apathie, parfois dénoncés pour leurs choix irrationnels ou soupçonnés de se laisser trop aisément séduire par les sirènes populistes, les électeurs des démocraties contemporaines font l’objet d’analyses contradictoires et leurs choix paraissent aujourd’hui plus mystérieux que jamais. La science électorale qui a construit de solides modèles d’interprétation du vote semble elle-même partiellement désarmée. Face à un électeur qui se donne désormais à voir comme plus versatile et moins prévisible, plus critique à l’égard du politique et qui accorde moins aveuglément sa voix à ses représentants, les enquêtes par sondage paraissent de moins en moins susceptibles d’éclairer les racines sociales du vote et de comprendre les mécanismes des choix électoraux. Une équipe de politistes et de sociologues français a mené pendant trois ans une enquête inédite : suivre et interroger à l’occasion des campagnes pour l’élection présidentielle et pour les législatives de 2012, 69 électeurs représentant une certaine diversité de la population française. Jeunes des classes populaires scolarisés en lycée professionnel et « bourgeois » des beaux quartiers, professeurs et entrepreneurs, salariés des petites classes moyennes et cadres de la finance ou de l’industrie du luxe ont ainsi été longuement interrogés, avant, pendant et après ces échéances électorales majeures. Ces centaines d’heures d’entretiens constituent un témoignage inédit des perceptions du politique, des campagnes électorales et des élections par ces Français ordinaires. Elles permettent surtout de revisiter ce que nous croyons savoir du vote et de la politisation et de proposer une sociologie compréhensive des choix électoraux qui restitue la diversité des sens du vote dans les démocraties contemporaines.

  • Sylvie Tissot (éd.), « Les espaces de l'entre-soi », Actes de la recherche en sciences sociales, n°204, 2014 - 144 p. - (Numéro thématique).
    Résumé : Sylvie Tissot « Entre soi et les autres », Eleonora Elguezabal « Que nul n’entre ici si… Les usages sociaux de la sécurité dans les « copropriétés fermées » de Buenos Aires », Jean Rivière « Le « Neuilly caennais » en campagne municipale », Violaine Girard « Un peuplement au-dessus de tout soupçon ? Le périurbain des classes populaires blanches », Pierre Renno « La négociation de la mixité. Le travail des comités d’acceptation des villages juifs de Galilée », Bruno Cousin « Entre-soi mais chacun chez soi. L’agrégation affinitaire des cadres parisiens dans les espaces refondés », Camille François « Disperser les ménages. Groupes résidentiels et familiaux à l’épreuve de la démolition d’un grand ensemble », Catherine Achin et Sandrine Lévêque « La parité sous contrôle. Égalité des sexes et clôture du champ politique »
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22 février 2018


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