Imprimer

Ouvrages

 

Glenda Santana de Andrade, Quelle citoyenneté dans les camps de réfugiés ? Les Palestiniens au Liban Paris : L’Harmattan, coll. « Comprendre le Moyen-Orient », 2016 - 224 p.

Comment un peuple s’organise-t-il et se fait-il entendre lorsqu’il n’a plus ni territoire reconnu, ni citoyenneté juridique ? Lorsque la seule autorité structurante officielle est celle que la communauté internationale a mise en place ? La présente étude porte sur des camps de réfugiés. Gérés, entre autres, par des agences humanitaires sur le mode opératoire de l’urgence, marqués par l’absence de citoyenneté, ces espaces perdurent dans le temps. Or, l’urgence perpétuelle laisse peu de place à la réflexion critique. Les camps sont donc vus exclusivement comme un lieu abritant des victimes sans nom et sans histoire. Mais, cette vision est à la fois limitée et incomplète. C’est très précisément à la vie politique des réfugiés dans les camps que s’attache la présente étude. Comme non-citoyens par définition, ou encore comme « demandeurs d’une citoyenneté qui est incomprise », les réfugiés ont développé toute une variété de répertoires d’action collective afin d’exercer cette citoyenneté, même en dehors de l’État-nation. Les mobilisations fonctionnent comme une réaffirmation de leur existence politique. C’est à ce moment-là qu’ils redeviennent des sujets de leur propre avenir, qu’ils se font entendre et qu’ils réacquièrent une voix. Le cas étudié est celui des camps de réfugiés palestiniens au Liban, qui sont parmi les plus anciens du monde. Plusieurs générations d’êtres humains y sont nées et restées réfugiées depuis 1948.

- Table des matières

18 novembre 2016

Glenda Santana de Andrade

Doctorante à l’Université Paris 8
Cresppa-GTM
Page personnelle




^