Rose Feinte

Doctorante à l’Université Paris-Est Créteil

Principales communications

« Tenir la grève du Parisien Libéré (1975- 1977) : un travail de femmes », Colloque La Grève. Perspectives analytiques et usages contemporains, ENS Jourdan, Paris, 8-9 juin 2023.

« La grève du Parisien Libéré (1975-1977), une expérience marquante pour les grévistes et leurs familles de la solidarité ouvrière », Colloque Solidarité ouvrière : pratiques militantes, enjeux sociaux et politiques. 19e - 21e siècles, ENS Jourdan, Paris, 16-17 février 2023.

« Transmission d’un capital militant et de dispositions aux militantismes aux seins des familles participantes à la grève du Parisien Libéré (1975-1977) », séminaire EFIGIES, atelier "genre, sexualités, travail", Paris, 8 février 2022.

Animation de la recherche

Organisation, avec Fanny Gallot, Samuel Hayat et Gabriel Rosenman, du colloque interdisciplinaire « Solidarité ouvrière : pratiques militantes, enjeux sociaux et politiques. 19e - 21e siècles », ENS Jourdan, 16-17 février 2023.
 et co-organisation de la publication d’un dossier d’une dizaine d’articles issus du colloque pour la revue Le Mouvement Social (à paraître).

Thèse en cours

Famille en grève de 1963 à nos jours

Thèse en préparation à l’Université Paris Est Créteil, sous la direction de Fanny Gallot (CRHEC, direction principale) et de Cédric Lomba (co-direction).

Résumé de la thèse : Tenir une grève dans le temps implique un ensemble d’actes de solidarité entre les différents acteur-ice-s du mouvement ouvrier. Les compagnes de grévistes réalisent quotidiennement un travail invisible pour mettre en place cette solidarité : elles organisent les actions de ravitaillement, préparent les repas de grèves, récoltent des fonds… Pourtant, peu de travaux universitaires reviennent sur le travail de ces femmes pour tenir la grève. Dominées du point de vue du genre et de la classe, elles sont perçues comme des « auxiliaires de lutte » (Kergoat, 2012) par les organisations ouvrières, syndicales et communistes. De plus, leur assignation au « travail reproductif » (Walby, 1989) modifie et conditionne durablement leur rapport au militantisme et à l’engagement. Cette recherche doctorale pose donc la question suivante : quel est le rôle des compagnes de grévistes dans la mise en place de la solidarité ouvrière en temps de grève ? Une partie de cette recherche se concentrera aussi sur la transmission mémorielle de pratiques de grève et d’un capital militant des parents à leurs enfants et sur la réception de cette mémoire par les héritier-e-s. Cette recherche doctorale réalise une historiographie de trois grèves en France dans des secteurs ouvrier à prédominance masculine : les grèves de mineurs dans le Nord-Pas-de-Calais (1963-1970), le mouvement de novembre et décembre 1995 contre la réforme Juppé à Sotteville-Lès-Rouen (au tri postal et ateliers de réparation SNCF), les grèves contemporaines au sein des raffineries de 2021 à 2023. Ces mouvements sociaux sont travaillés à partir de l’histoire orale récoltée auprès des participant-e-s et de l’étude des archives personnelles, syndicales et publiques correspondantes. L’originalité de cette recherche réside dans l’utilisation des études sur le genre comme outil d’analyse des rapports sociaux à l’œuvre dans les luttes ouvrières.

Rose Feinte
Cresppa-CSU
59-61 rue Pouchet
75849 Paris Cedex 17
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Mis à jour le 04/12/2025