Bandeau CSU

Équipe CSU

Le CSU (Cultures et Sociétés Urbaines) est l’une des trois équipes du Cresppa. Les recherches, plurithématiques, qui y sont conduites, se situent au croisement de la sociologie et de la science politique. Elles s’organisent autour des cinq axes transversaux du CRESPPA et de trois thématiques propres au CSU  (voir ci-dessous) : 1°) questions urbaines et approche spatialisée des rapports sociaux ; 2°) éducation, institution scolaire, ségrégation ; 3°) sociologie des activités économiques.

Organisation

Dirigé par Sibylle Gollac depuis le 1er janvier 2026, le CSU est attaché à la collégialité et aux échanges. Ses membres, de toutes catégories, participent aux instances du Cresppa (Assemblée générale, Comité de direction, Conseil de laboratoire). Ils et elles se réunissent par ailleurs toutes les six semaines en assemblée générale de manière à prendre collectivement la plupart des décisions concernant le fonctionnement de l’équipe.

Le CSU est aussi un lieu d’échange scientifique. Le séminaire général mensuel est pour cela central. S’y ajoutent des séminaires spécialisés, des ateliers “Chantiers de recherche et professionnalisation” et des journées d’étude bisannuelles dites “journées du CSU”. De nombreux événements de type colloques ou journées d’étude organisés par des membres de l’équipe contribuent en outre à la vitalité des échanges.

L’équipe accompagne les doctorant·es en lien avec deux écoles doctorales : l’École doctorale Sciences sociales de l’Université Paris 8 et l’École doctorale Économie, organisations, société de l’Université Paris Nanterre [insérer un lien]. Elle organise chaque année des comités de suivi de thèse et une réunion collective entre doctorant·es et encadrant·es.

Orientation scientifique

C’est une certaine conception de l’exercice de la recherche en sciences sociales qui, dans ces cadres, est régulièrement discutée,  affirmée, affinée : la présentation critique des données, la construction raisonnée de l’objet et l’analyse du système de relations où celui-ci s’inscrit, un effort constant pour penser hors des routines d’écoles et pour pratiquer l’échange interdisciplinaire sur la base de la spécificité de chacune de nos disciplines.

Une des spécificités du CSU est de penser ensemble réflexions théoriques et enquêtes, les premières avançant au fur et à mesure que les secondes sont menées, au sein de l’équipe et en lien avec d’autres chercheur·es. Ces réflexions ont apporté d’indéniables résultats dans la manière d’étudier les classes sociales et leurs transformations ; de penser la fabrication du genre, les processus de racialisation, les mutations du travail ou encore les rapports à l’État, et ce à travers des thématiques transversales au Cresppa comme la culture et la santé, ou spécifiques à l’équipe (voir ci-dessous). Des méthodes d’une grande diversité sont déployées et souvent croisées : qualitatives, quantitatives, socio-historiques. La réflexivité quant aux méthodes et aux sources est pensée comme indissociable de la démarche d’enquête et conduit à interroger les catégories, penser les rapports aux enquêté·es, et réfléchir plus généralement au rôle des sciences sociales dans le débat public.

Thématiques propres

Thématique propre 1 :
Questions urbaines et approche spatialisée des rapports sociaux

Le lien, marquant au CSU, entre sociologie et science politique s’incarne tout particulièrement dans les recherches étudiant les réformes urbaines, du point de vue des catégories d’action publique, des savoirs, des expertises, et des représentations médiatiques qui y sont engagées. De nombreuses recherches portent sur la ségrégation socio-spatiale, appréhendée sous l’angle de la distribution des groupes dans l’espace (classes sociales, minorités sexuelles, personnes en situation de handicap…), du logement, de l’environnement et de l’espace public. La question du rôle de l’espace dans la construction des positions sociales et plus largement dans la transformation de la stratification sociale, suscite de nombreuses réflexions, en lien avec des géographes et des historien·nes. Ces réflexions théoriques sont nourries d’enquêtes menées dans les mondes urbains mais aussi ruraux,  en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Europe notamment. 

Thématique propre 2 :
Éducation, institution scolaire, ségrégation

Adossées à des approches indissociablement théoriques et empiriques, les recherches en éducation constituent une thématique privilégiée au sein du CSU. Divers travaux de sociologie et de science politique s’y déploient autour de l’institution scolaire et de ses effets, des différents niveaux des systèmes d’enseignement (de la maternelle au supérieur), des relations ou concurrences public/privé et, plus largement des ségrégations éducatives qui concourent à l’entretien de l’ordre social. Au-delà de l’hétérogénéité des objets et des terrains, les recherches interdisciplinaires menées convergent pour une prise en compte des dynamiques politiques et institutionnelles dans la (re)production des rapports sociaux (de genre, de classe, de race, de générations…) et les processus de socialisation. Des enquêtes autour de l’école, de ses professionnels comme des familles, sont menées dans divers contextes, aussi bien en France qu’à l’étranger. Le croisement des sociologies des inégalités, des institutions et des territoires permet de déployer un regard renouvelé et comparatif sur les enjeux éducatifs contemporains. 

Thématique propre 3 :
Sociologie des activités économiques

Les recherches en sociologie économique interrogent la construction sociale des
marchés, la production de la valeur et les rapports de pouvoir qui les traversent à partir de terrains variés – industries culturelles, sécurité numérique, mondes du travail, famille, gouvernance d’entreprises, (co)production de politiques publiques… Elles accordent une place centrale aux intermédiaires et aux processus d’évaluation – qu’il s’agisse de la valorisation des artistes, de la reconnaissance professionnelle, des
comptabilités familiales ou de la légitimation d’innovations technologiques. Une attention particulière est portée aux rapports sociaux de genre, de classe et de race qui structurent les mondes économiques étudiés à partir d’une diversité d’approches méthodologiques – ethnographies, analyses de réseaux sociaux, statistiques publiques, socio-histoire. Elles se distinguent enfin par la volonté d’articuler l’étude empirique des activités économiques avec une réflexion théorique sur l’évolution contemporaine de la sociologie politique des mondes économiques.