Contre la réforme des retraites et la LPPR : le  5 mars, la recherche s'arrête
Imprimer

Baptiste Coulmont Sociologie des prénoms Paris : La Découverte, coll. Repères, 2011 - 125 p.


Pour quelles raisons le prénom que l’on porte dit-il autant de choses sur nous-mêmes et sur les personnes qui nous l’ont donné ? Comment sont-ils choisis et utilisés ? Comment l’empire de la mode (c’est-à-dire des variations du goût socialement déterminé) a-t-il remplacé l’emprise de la parenté ? Pourquoi les Léa de maintenant seront-elles, demain, les Mauricette d’aujourd’hui ? En deux siècles, le prénom, outil étatique d’identification, est devenu support personnel d’identité : le prénom de l’état civil est de plus en plus perçu comme exprimant le moi profond. Et, en même temps, la ronde des prénoms obéit à la mode : certains prénoms sont propres à une époque ou à une classe sociale. Les sociologues s’en sont donc souvent servis : au niveau macrosocial pour étudier l’affaiblissement des identités religieuses, la dilution de caractéristiques liées à la migration ou certaines formes de ségrégation ; au niveau microsocial pour comprendre la répartition du pouvoir dans la famille ou le monde du travail à partir des usages quotidiens du prénom.


Sommaire sur Cairn


 
12 décembre 2011