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Soutenance de thèse Ana Portilla


Ana Portilla, « Les effets capitaux des "petites" ressources. Enquête en milieu populaire immigré aux États-Unis », thèse pour le doctorat de sociologie réalisée à l’EHESS, sous la direction de Sylvie Tissot (Cresppa-CSU, co-direction) et de Stéphane Beaud (CMH-ETT, direction principale).

jeudi 14 octobre 2021 à partir de 15h00, Centre CNRS Pouchet en salle de conférence, 59-61 rue Pouchet, 75017 Paris

Composition du jury

Jean-Yves Authier, professeur de sociologie, Université Lumière Lyon 2 (rapporteur)
Stéphane Beaud, professeur de science politique, Sciences Po Lille (co-directeur)
Martine Court, maîtresse de conférences HDR en sociologie, Université Clermont Auvergne
Sylvain Laurens, directeur d’études, EHESS
Yasmine Siblot, professeure de sociologie, Université Paris 8 (rapportrice)
Sylvie Tissot, professeure de science politique, Université Paris 8 (co-directrice)
Roger Waldinger, professeur de sociologie, University of California Los Angeles

Résumé :

Aux États-Unis, bien que l’expulsion de masse soit devenue le mot d’ordre de la politique migratoire, la population dite « illégale » est ancrée de longue date au pays. Cette thèse éclaire ce phénomène « par le bas », en analysant comment les immigré·es mexicain·es et centre-américain·es mobilisent leurs ressources matérielles et sociales pour se prémunir d’une précarité statutaire exacerbée, tout en parvenant inégalement à s’installer durablement et à s’adapter à un nouveau pays. Le travail empirique repose sur une enquête ethnographique menée à Oakland, en Californie, et sur l’exploitation de dossiers juridiques d’immigré·es en procédure d’expulsion. L’enquête permet d’abord de distinguer les immigré·es les plus ciblés par les politiques d’expulsion de celles et ceux qui à l’inverse parviennent à s’installer durablement. Ensuite, l’ethnographie au sein d’un quartier populaire analyse les différences entre immigré·es et montre qu’elles reposent pour beaucoup sur de « petites » ressources sociales liées à la position au pays d’origine, au statut professionnel et plus encore à la configuration des groupes d’appartenance. Il en résulte d’inégales conditions d’accès au travail et au logement, mais aussi d’importantes divergences dans leurs styles de vie, leur manière d’investir la ville et dans le capital social dont ils et elles disposent aux États-Unis. Ces dynamiques participent ainsi à l’exacerbation des inégalités entre immigré·es. Dans un contexte de disparition de la sécurité salariale et civique, cette recherche décrit comment le groupe de pairs et le capital social qu’il apporte deviennent primordiaux, et ce au prix d’un travail relationnel permanent. Enfin, la thèse montre de quelle manière le groupe de pairs et l’espace urbain constituent le cadre dans lequel les primo-arrivant·es reconstruisent leurs visions du monde et se réapproprient des catégories sociales et ethno-raciales leur permettant de s’orienter et de se situer dans ce nouvel espace social.


8 octobre 2021

Thèses en cours au CSU

Thèses soutenues depuis 1999

HDR soutenues

Directrices et directeurs de thèses



Soutenances de thèses

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mercredi 26 mai 2021 à 14h00

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