Journée d'étude organisée par Jérôme Bas (Cresppa-CSU/CMW), Julia Legrand (IRDES/Cresppa-GTM), Alice Romerio (Gis CREAPT-Ceet / Cresppa-Labtop) et Delphine Ruiz (Cresppa-CSU).
Contact: seminaire.cresppa.sird@gmail.com
Programme
9h30-9h45: Accueil 9h45-10h: Introduction par l’équipe d’organisation10h-12h: Session 1
Dispositifs managériaux et expérimentaux en santé : quand l'assouplissement du cadre réglementaire accroît les inégalités sociales
Discutante : Fanny Vincent, Université Jean Monnet de Saint-Etienne, TRIANGLE
Les politiques publiques récentes privilégient des dispositifs expérimentaux (fonctionnement par appels à projet, nouveaux modes de financement, e-santé) qui assouplissent le cadre réglementaire classique en vue de favoriser de nouvelles organisations en santé. Grâce à leur socialisation plurielle, des acteurs multipositionnés dans l’espace de la santé (soignant, coordinateur, gestionnaire, militant) et pour partie caractérisés par un « esprit managérial » se révèlent alors être les mieux placés pour tirer leur épingle du jeu de ce nouveau contexte institutionnel. Quelle place occupent les inégalités sociales dans ces dispositifs, et quel impact ont les nouveaux modes d’organisation initiés par ces expérimentations sur ces inégalités de santé (territoires indifféremment financés, tri des patients qui font l’objet des expérimentations, etc.) ?
Deborah Ridel, EHESP, Arènes : « Humanisation et sécurisation des urgences en question »
Matti Suchier, Université Lumière Lyon 2, Centre Max Weber : « Quand le nouveau management public et la biomédicalisation limitent l’extension de la santé publique et (re)produisent les inégalités sociales. Le cas de l’activité physique adaptée en cancérologie »
13h15-15h15: Session 2
Mobilisations et ‘‘autonomie’’ des patient·es en actes et en questions
Discutante : Marie-Hélène Lechien, Université de Limoges, GRESCO
La question de la domination dans le champ médical soulève en même temps celle de l’autonomie des patient.es, de leurs éventuelles résistances et de leurs modes de représentations collectives. Les mobilisations de patient.es sont-elles indépendantes des enjeux du champ médical ? Le refus de se voir assigner une identité de malade pour lui substituer des catégories alternatives est-il un indice de l’érosion du « pouvoir médical » ? Ou bien s’agit-il plutôt d’un indice de l’avènement d’un nouvel homo medicus, c’est-à-dire d’un patient expert de sa santé et qui est censé en prendre la responsabilité ? Cette autonomie des patient·es, à la fois revendiquée et imposée, participe-t-elle de la contestation des inégalités sociales de santé ou de leur reproduction ?
Lucile Quéré, HESTS, HES-SO : « Contester le pouvoir médical sur le corps des femmes ? Profanes et professionnelles dans les mobilisations féministes de santé »
Raphaël Challier, INSERM-IRIS : « La fabrique des réticences vaccinales. Entre rapports ordinaires à la santé et défiance institutionnelle »
Pause / 15h15-15h30
