Contre la réforme des retraites et la LPPR : le  5 mars, la recherche s'arrête
Print this page

Colloques et journées d’études

Friday 9 September 2022 , 10h00 - 17h30 :  CNRS site Pouchet en salle de conférences

59-61 rue Pouchet, Paris


Colloque "Métiers et filières de l’audiovisuel à l’ère du streaming"


Organisé par : Violaine Roussel
Le 9 septembre 2022
Voir le programme et s’inscrire

Présentation

Depuis déjà plusieurs années, une « révolution numérique » redessine les contours des industries du cinéma et de l’audiovisuel. Les usages de technologies numériques affectent tout à la fois les manières de fabriquer les œuvres – outils et dispositifs de création, mais aussi profils et parcours des créateurs –, de les produire, de les distribuer et de les consommer. La domination actuelle des plateformes de vidéo en streaming (Netflix, Amazon Video, Disney+, parmi bien d’autres), consolidée durant la crise du Covid, constitue l’une des manifestations les plus visibles de cette transformation. Ce colloque se focalise sur les métiers, filières et circuits du cinéma et de l’audiovisuel en mutation aujourd’hui.

Il examine le travail de différentes catégories de professionnel.les de ces industries, sur la base d’enquêtes de terrain qui font la lumière sur l’activité de participant.es clés à la création des œuvres, qui restent pourtant souvent dans l’ombre : scénaristes, producteurs et productrices, mais aussi personnels techniques du cinéma, spécialistes des données intervenant dans la définition des stratégies de contenu, professionnel.les de la distribution et de la circulation internationale des films. Cette journée éclaire la mutation des pratiques professionnelles et du poids relatif de différentes catégories d’intervenant.es dans ces univers de création hautement collective. Elle interroge aussi la recomposition rapide des filières de l’audiovisuel en France au regard des dynamiques internationales dans lesquelles elles prennent sens. 


- 9 septembre 2022: TREND vous invite au colloque International "Métiers et filières de l’audiovisuel à l’ère du streaming".

Lieu : 59-61 rue Pouchet, Paris, Salle des conférences (RdC).
Voir le programme de l’événement
S’inscrire pour participer et recevoir les documents utiles : https://colloquemetiersetfilieres.rsvpify.com

- 9 septembre 2022: You are invited to the TREND International Symposium "Film and Television Professions and Sectors in the Streaming Era".
Location: 59-61 rue Pouchet, Paris, France, Conference room (ground floor).
View the program
RSVP to participate: https://colloquemetiersetfilieres.rsvpify.com


PROGRAMME


Matinée


10h : Mot d’ouverture : Christine Cadot, directrice de l’UMR CRESPPA & Violaine Roussel, coordinatrice du réseau international de recherche TREND

Table ronde 1 : METIERS EN MUTATION
Présidence : Audrey Mariette, Université Paris 8, CRESPPA-CSU

10h15-11h15

- Samuel Zarka, (Postdoctorant en sociologie, Centre d’études de l’emploi et du travail [CEET-CNAM]) : « Signé Netflix ». Les auteurs de films survivront-ils aux streamers ?

La production de contenus pour les plateformes de vidéo à la demande par abonnement (VàDA), dont Netflix est emblématique, occasionne un déplacement des cadres sociaux de la production en France. En effet, le pouvoir de prescription des plateformes produit un « choc de conventions », dans un monde centré jusque-là autour de la figure de l’auteur-réalisateur. Cette prescription est grosse de conflits potentiels avec les auteurs, réalisateurs ou showrunners (selon les cas), qui sont mis en cause dans leur qualité de décisionnaires des choix artistiques. Partant de recherches récentes, accomplies lors d’un post-doctorat de sociologie à l’EHESS, cette contribution analyse l’un de ces conflits comme opérateur de dévoilement des lignes de forces qui organisent la production pour les plateformes en France.


- Violaine Roussel, (Professeure de sociologie, Paris 8-CRESPPA/UCLA) : L’ascension des spécialistes des données à Hollywood

Le succès des services de vidéo en streaming (tel Netflix) manifeste des mutations majeures des industries cinématographiques qui affectent non seulement la distribution mais aussi la production des œuvres. Cette intervention aborde ces changements d’ampleur sous un angle jusqu’ici peu exploré : celui de l’ascension de nouvelles catégories de professionnels à Hollywood. En effet, différentes catégories de spécialistes des données jouent désormais un rôle clé dans la définition des stratégies de contenu et des choix de production. On examinera la transformation rapide de la place de ces professionnels, dont les parcours et les représentations contrastent avec ceux des acteurs traditionnels de la production, dans les organisations hollywoodiennes ; puis on questionnera les implications de cette transformation, notamment en termes de redéfinition des rôles de production.

Discutant : Maxime Besenval, (Doctorant à Sciences Po, CSO)


Pause


11h30-12h30
- Gwenaële Rot, (Professeure de sociologie, Sciences Po, CSO) : Le tournage à l’épreuve des changements de la « post-production »

Les métiers de fabrication des décors de films ou de séries connaissent, avec le développement des technologies numériques, un nouveau partage territorial et professionnel des interventions : aux métiers traditionnels de la décoration incombe la réalisation des premiers plans du décor tandis que, de plus en plus, les spécialistes de VFX prennent en charge, en phase de post-production, ce qui relève de l’arrière fond de l’image. Dans un studio spécialisé d’effets spéciaux et derrière leur écran d’ordinateur, ces spécialistes modifient, effacent, complètent ainsi les images tournées. Qui plus est, les évolutions technologiques très récentes (dispositifs de réalité virtuelle) sont de nature à remettre en cause ce processus séquentiel où les spécialistes de VFX interviendraient essentiellement en phase de post-production. Aujourd’hui il est possible, sous certaines conditions, de créer directement sur un plateau de tournage un environnement virtuel en 3D. Les activités dites de « post-production » font alors leur entrée sur le plateau puisque les effets visuels y sont fabriqués directement. C’est la chaîne de fabrication des images qui est ainsi profondément transformée. Dans cette contribution, qui repose sur une enquête exploratoire menée auprès de studios de tournages spécialisés dans l’usage de ces technologies, nous interrogerons ce que cette modalité du travail numérique fait à la vie de plateau. Dans quelles mesures les frontières du travail entre les différents spécialistes mobilisés sur un plateau sont-elles redessinées ?

- Ana Vinuela, (MCF, Cinéma et audiovisuel, Université Sorbonne Nouvelle, IRCAV) : La vente internationale de films, une activité en mutation

Les vendeurs internationaux constituent une catégorie d’intermédiaires culturels peu étudiée, malgré leur rôle central dans le processus de globalisation du cinéma indépendant. A partir d’une vingtaine d’entretiens réalisés avec des exportateurs français, il s’agira de décrire les logiques professionnelles qui structurent l’activité des sociétés de vente à l’international, en particulier celles dont les catalogues incluent des œuvres de cinéastes de différentes nationalités. J’examinerai ensuite la transformation du modèle économique de l’exportation du cinéma indépendant, basé sur la territorialité des droits et le pouvoir prescriptif des festivals, qui est aujourd’hui ébranlé par le rétrécissement du marché de la salle et le déplacement de la consommation vers les plateformes numériques. Ces transformations introduisent des nouveaux enjeux concernant la place des vendeurs dans la chaine de valeur du cinéma indépendant, et questionnent la diversité et la visibilité du cinéma d’auteur dans le contexte de la globalisation.

Discutant : Romain Lecler, (Professeur de science politique, UQAM)


Pause déjeuner


Après-Midi


Table ronde 2 : FILIERES ET CIRCUITS EN RECOMPOSITION
Présidence : Olivier Thévenin, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Cerlis

14h-15h
- Lilian Mathieu, (DR CNRS, sociologie, ENS Lyon, Centre Max Weber) et Natacha Thiéry (Réalisatrice et MCF Cinéma, Université de Picardie-Jules Verne) : Concevoir et diffuser un documentaire de création (en temps de pandémie). Autour de Rêve de Gotokuji par un premier mai sans lune (Natacha Thiéry, 2020)

Rêve de Gotokuji par un premier mai sans lune est un essai documentaire de nature performative. Il s’adosse, d’une certaine manière, à ses propres conditions de réalisation, déterminées par le premier confinement. L’urgence à filmer répond à un sentiment de révolte : transgresser l’empêchement à mesure qu’on le nomme, tenter une contre-information venant contredire le discours officiel, transcender l’isolement par le travail du montage. C’est l’impossibilité de manifester le 1er mai 2020 pour la journée internationale des travailleurs, parallèle à la mémoire vivace d’un défilé inattendu, le 1er mai 2018 à Tokyo, qui nourrit le propos en rappelant l’état de conflictualité sociale préalable au confinement et en saluant des formes de protestation et de résistance en quelque sorte braconnées aux marges des interdictions de rassemblement. Fabriqué hors des circuits habituels, Rêve de Gotokuji…, non distribué, a cependant été diffusé. La discussion autour du film permettra ainsi d’aborder certains des obstacles auxquels se heurtent aujourd’hui les créateurs pour produire, distribuer et diffuser des œuvres dans un contexte de transformation des filières cinématographiques.

Discutant : Jean-Paul Fargier, (Critique, réalisateur, écrivain)


Pause


15h15-16h15
- Laure de Verdalle, (DR CNRS en sociologie, Laboratoire Printemps, UVSQ-Paris Saclay) : Produire des projets de création numérique : du webdocumentaire à la réalité virtuelle, la place des « nouveaux médias » dans des parcours de production

Cette communication repose sur un travail de terrain au long cours, engagé depuis une dizaine d’années auprès de producteurs et de productrices ayant investi le secteur des « nouveaux médias ». Des premiers webdocumentaires des années 2000 au développement récent de projets mobilisant les technologies liées à la réalité virtuelle, il s’agit d’interroger un nouvel espace de production, dont les contenus et les modèles productifs sont susceptibles de participer d’un mouvement plus large de recomposition des logiques professionnelles et des chaînes de fabrication des secteurs du cinéma et de l’audiovisuel. Nous nous intéresserons tout particulièrement aux profils des professionnel·les qui, depuis les années 2000, s’engagent dans la production de contenus « nouveaux médias » et à leur capacité à se maintenir dans le secteur, tout en contribuant à en faire évoluer les contenus, en s’appuyant sur l’institutionnalisation et la visibilité croissante des productions « nouveaux médias » en même temps que sur la recherche de modèles économiques pérennes.

- Aurélie Pinto, (MCF, Cinéma et audiovisuel, Université Sorbonne Nouvelle, IRCAV) : Un festival Netflix dans des salles Art et Essai ? Les frontières du cinéma en question

Après une présentation du récent historique des relations entre plateformes de streaming et salles de cinéma, en France et aux Etats-Unis, on s’intéressera dans cette communication aux récentes controverses suscitées par le projet d’organisation d’un festival Netflix dans des salles indépendantes françaises, puis à son remplacement par un Netflix Film Club à la Cinémathèque française et à l’Institut Lumière. Menée à partir de sources de la presse généraliste, spécialisée et professionnelle ainsi que d’entretiens, l’analyse de cette controverse permettra de mettre en perspective les jeux sur les frontières de l’univers cinématographique opérés par des acteurs aussi divers que Netflix, des salles Art et essai et des institutions historiques du cinéma.

Discutant : Jérôme Pacouret, (Postdoctorant à l’Institut MIAI Grenoble Alpes (Pacte, UGA) et docteur associé au CESSP)


Pause


16h30-17h20. Intervention de clôture
- Denise Mann, (Professeure, Film and Media studies, University of California, Los Angeles) : Netflix’s Self-Disciplinary Work Culture: Managing Transnational Production Flows

This talk examines the overt and covert infrastructural systems of governance being used by Netflix and several of the other major U.S. subscription video-on-demand services (SVODs) to supervise the material labor practices not only of the local language media practitioners but also the engineers and media executives hired to manage these overseas productions from inside overseas headquarters and small, regional offices. Netflix, for instance, has embedded itself in thriving, local media production hubs, such as Paris, Berlin, Madrid, and Seoul, to deliver local-language Original series, such as Lupin, Dark, Money Heist, and Squid Games, many of which have become transnational hits that are more popular outside the territories in which they originated. At the same time, Netflix and Amazon are partnering with L.A. studios and production companies to execute high production, effects-laden, Game of Thrones-style global hits, such as Netflix’s The Witcher and Amazon Studios’ Carnival Row, which are shot in small, regional markets, such as Budapest and Prague, to access inexpensive, skilled media practitioners and government incentives. Meanwhile, the media giants are converting their 20th century analog systems to 21st century direct-to-consumer (D2C) ecosystems by ramping up existing production hubs in overseas markets, and by enlisting seasoned Hollywood talent to deliver a myriad of online entertainment formats (TV series, games, behind-the-scenes promotions) derived from current, high-profile media franchises to reroute global consumers to the new streaming services. The shifting geopolitical policies and practices associated with these disparate overseas production models can no longer be explained simply by referencing the western-centric concept of “runaway Hollywood” or by invoking the unidirectional model of cultural imperialism that portrayed “the West and then the rest.” Instead, this presentation examines the contradictory effects of U.S. streamers’ multi-billion-dollar investment in local media industries as they pursue a foothold in global markets. This paper is a response, therefore, to Michael Curtin’s call for media scholars to consider the “topographies of contemporary media industries,” which are “growing more plastic and complicated as media institutions scale their ambitions and operations in an increasingly porous and dynamic environment.” [Michael Curtin, “Post Americana: Twenty-First Century Media Globalization,” Media Industries 7:1 (2020), 90]


17h30 Pot de clôture


BIOGRAPHIES DES INTERVENANT.ES
  • Denise Mann est professeure à UCLA (School of Theater, Film, and Television) où elle est responsable du Producers Program depuis 1996. Elle a coordonné entre 2014 et 2019 le programme Digital Incubator and Think Tank à UCLA. Ses ouvrages récents incluent : Wired TV: Laboring over an Interactive Future (2014) et Hollywood Independents — The Postwar Talent Takeover (2008). Elle est membre du comité éditorial de la revue Media Industries Journal (depuis 2014) et a été préalablement rédactrice en chef associée de Camera Obscura: Journal of Feminism and Film Theory (1986-1992). Avec Henry Jenkins (professeur à USC), Denise Mann codirige depuis 2010 la série de conférences internationales “Transforming Hollywood” qui rassemble annuellement chercheur.es, professionnel.les des industries culturelles et créateurs/créatrices pour échanger sur le futur de l’audiovisuel.
  • Lilian Mathieu est sociologue, directeur de recherche au CNRS (Centre Max Weber, ENS de Lyon). Spécialiste de l’étude des mouvements sociaux, il travaille notamment sur les liens entre art et protestation collective, sur les dimensions politiques des séries télévisées ainsi que sur les productions et pratiques culturelles en contexte autoritaire (régime de Vichy et dernière dictature Argentine, spécialement). Parmi ses dernières publications : Columbo. Class Struggle on TV Tonight (Brill, 2022) et Dynamiques des tournants autoritaires (codirigé avec Maya Collombon, Le Croquant, 2021).
  • Aurélie Pinto, sociologue, est maître de conférences au département Cinéma et audiovisuel de l’Université Sorbonne Nouvelle et membre de l’IRCAV. Elle a notamment publié Sociologie du cinéma (La Découverte, 2021) et a co-dirigé Culture et (in)dépendance. Les enjeux de l’indépendance dans les industries culturelles (Peter Lang, 2017) et le numéro « Indé vs. Mainstream, L’indépendance en pratiques dans les secteurs de production culturelle » (Sociétés contemporaines, 2018). Elle a également travaillé sur le label Art et essai, les salles indépendantes aux États-Unis, la transition numérique dans les salles de cinéma et la consommation des séries.
  • Gwenaële Rot est professeur des universités à l’Institut d’études politiques de Paris, chercheuse au centre de sociologie des organisations (CSO/CNRS). Ses recherches portent sur l’histoire de la sociologie, l’analyse du travail dans différents espaces productifs et en particulier dans le cinéma. Sur cette dernière thématique, elle a notamment publié : Planter le décor. Une sociologie des tournages (Presses de Sciences Po, 2019) ; « Les corps au travail sur les plateaux de tournage. Engagement corporel et co-opérations » in Thierry Arnal, Corine Maitte, Thierry Pillon, Didier Terrier (dir.), Le corps au travail. Performance, discipline, fatigue, (New Digital Frontiers, 2021, p.219-245) ; « L’épreuve de la prise de sons sur les plateaux de tournage. Entre maîtrise de l’environnement sonore et apprivoisement de l’imprévu » (Socio-anthropologie, vol. 41, 2020).
  • Violaine Roussel est professeure de sociologie à l’Université Paris VIII, chercheure au CRESPPA (Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris, équipe LabToP), et chercheure associée au département de cinéma de UCLA (University of California, Los Angeles). Elle coordonne l’IRN TREND du CNRS (International Research Network « TRansforming ENtertainment in the Digital age »). Ses publications récentes incluent Representing Talent: Hollywood Agents and the Making of Movies (2017, University of Chicago Press) ; Penser les frontières sociales (2019, PUL, dir. avec L. Mathieu) ; Art et Contestation aux États-Unis (2019, PUF). Elle prépare actuellement un livre sur les spécialistes des données à Hollywood.
  • Natacha Thiéry est maîtresse de conférences en Esthétique du cinéma, théorie et analyse de film à l’université de Picardie Jules Verne et membre du CRAE. Elle y a dirigé le Master recherche « Analyse, Critique, Valorisation et Programmation ». Ses recherches portent sur des questions d’esthétique cinématographique et sur le nouage entre recherche et création. Écrire l’analyse de film. Un enjeu pour l’esthétique, est son dernier ouvrage, co-dirigé avec F. Costa, T. Faucon et C. Maury (Théorème n° 30, PSN, 2019). Elle prépare une monographie consacrée au cinéma d’Alain Cavalier. Parallèlement à ses travaux, elle réalise des essais documentaires.
  • Laure de Verdalle est sociologue, directrice de recherche au CNRS, membre du laboratoire Printemps (CNRS/UVSQ-Paris Saclay), associée au Centre Marc Bloch (Berlin). Ses travaux portent sur l’organisation du travail artistique et les carrières par projets. Elle a dirigé avec Gwenaële Rot un ouvrage consacré à la fabrique du film : Le cinéma. Travail et organisation, La Dispute, Paris, 2013. Plus récemment, elle s’est intéressée aux professionnel·es des mondes de l’art dont les interventions se situent à l’articulation des logiques artistiques et économiques : Aux côtés des artistes. Producteurs de cinéma et administrateurs du spectacle vivant, Sorbonne Université Presses, Paris, 2021.
  • Ana Vinuela est maîtresse de conférences en Sciences de l’information et de la communication au département Cinéma et audiovisuel de l’Université Sorbonne Nouvelle, et membre de l’IRCAV (Institut de recherche sur le cinéma et l’audiovisuel). Ses recherches portent sur les logiques des acteurs politico-institutionnels et la manière dont leurs interventions structurent et accompagnent les transformations des industries et des marchés de l’audiovisuel. Elle s’intéresse aussi aux stratégies et aux pratiques de plusieurs catégories d’intermédiaires : producteurs, distributeurs, vendeurs internationaux, agrégateurs et plateformes numériques.
  • Samuel Zarka mène une recherche postdoctorale, débutée à l’EHESS en 2020-2021, portant sur les transformations industrielles, organisationnelles et institutionnelles dont sont porteuses les plateformes de vidéo par abonnement (de type Netflix). Cette recherche prend la suite d’une thèse de sociologie soutenue en 2019 au Conservatoire National des Arts et Métiers, intitulée L’équipe de cinéma. Genèse et portée de la qualification du travail dans la production cinématographique en France. 1895-2018 (cette thèse a bénéficié du soutien de la Cinémathèque Française).

Programme détaillé (PDF)