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Colloques et journées d’études

mercredi 1er février 2023 , 09h30 - 18h00 :  Site Pouchet du CNRS, salle 255

59 rue Pouchet, 75 017 Paris
En raison du mouvement de grève contre la réforme des retraites du 31 janvier, cette JE est reportée à une date ultérieure


Santé, inégalités sociales et rapports de domination

Journée d’étude organisée par Jérôme Bas (Cresppa-CSU/CMW), Julia Legrand (IRDES/Cresppa-GTM), Alice Romerio (Gis CREAPT-Ceet / Cresppa-Labtop) et Delphine Ruiz (Cresppa-CSU).
Contact : seminaire.cresppa.sird@gmail.com



Programme

Accueil / 9h30-9h45

Introduction par l’équipe d’organisation / 9h45-10h




Session 1 : Pratiques médicales et production des inégalités / 10h-12h

Discutante : Camille Foubert, chercheuse postdoctorante, INSERM-IRIS

La thématique des inégalités sociales et territoriales de santé est désormais saillante en santé publique et l’amélioration de l’accès à la médecine et aux services de soins est perçue comme l’une des solutions. Cette session déplace l’angle d’analyse : elle s’intéresse aux inégalités sociales de santé en portant une attention aux pratiques médicales en articulant la sociologie des rapports sociaux, la sociologie de la santé et la sociologie du travail. Dans quelle mesure, les pratiques et prescriptions médicales peuvent accentuer les inégalités sociales de classe, de genre et de race ? Autrement dit, comment les inégalités sont-elles produites par le système de soins ?

  • Louise Virole, chercheuse postdoctorante au SESSTIM, Aix-Marseille Université :
    « Rôle du système de santé dans la (re)production des rapports de domination de genre, de race et de classe. Enquête sur les parcours de soins de femmes enceintes primo-arrivantes »
  • Vincent Schlegel, Chargé de recherche à l’Irdes, chercheur associé au Cresppa-CSU :
    « “Tout le monde ne peut pas être autonome” : Les effets des programmes d’éducation thérapeutique sur les inégalités sociales de santé »



Session 2 : Mobilisations et ‘‘autonomie’’ des patient·es en actes et en questions / 13h15-15h15

Discutante : Marie-Hélène Lechien, Université de Limoges, GRESCO

La question de la domination dans le champ médical soulève en même temps celle de l’autonomie des patient.es, de leurs éventuelles résistances et de leurs modes de représentations collectives. Les mobilisations de patient.es sont-elles indépendantes des enjeux du champ médical ? Le refus de se voir assigner une identité de malade pour lui substituer des catégories alternatives est-il un indice de l’érosion du « pouvoir médical » ? Ou bien s’agit-il plutôt d’un indice de l’avènement d’un nouvel homo medicus, c’est-à-dire d’un patient expert de sa santé et qui est censé en prendre la responsabilité ? Cette autonomie des patient·es, à la fois revendiquée et imposée, participe-t-elle de la contestation des inégalités sociales de santé ou de leur reproduction ?

  • Lucile Quéré, postdoctorante, HESTS, HES-SO : « Contester le pouvoir médical sur le corps des femmes ? Profanes et professionnelles dans les mobilisations féministes de santé »
  • Raphaël Challier, post-doctorant, INSERM-IRIS : « La fabrique des réticences vaccinales. Entre rapports ordinaires à la santé et défiance institutionnelle »



PAUSE / 15h15-15h30




Session 3 : Dispositifs managériaux et expérimentaux en santé : quand l’assouplissement du cadre réglementaire accroit les inégalités sociales / 15h30-17h30

Discutante : Fanny Vincent, Maîtresse de conférences en science politique à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne

Les politiques publiques récentes privilégient des dispositifs expérimentaux (fonctionnement par appels à projet, nouveaux modes de financement, e-santé) qui assouplissent le cadre réglementaire classique en vue de favoriser de nouvelles organisations en santé. Grâce à leur socialisation plurielle, des acteurs multipositionnés dans l’espace de la santé (soignant, coordinateur, gestionnaire, militant) et pour partie caractérisés par un « esprit managérial » se révèlent alors être les mieux placés pour tirer leur épingle du jeu de ce nouveau contexte institutionnel. Quelle place occupent les inégalités sociales dans ces dispositifs, et quel impact ont les nouveaux modes d’organisation initiés par ces expérimentations sur ces inégalités de santé (territoires indifféremment financés, tri des patients qui font l’objet des expérimentations, etc.) ?

  • Deborah Ridel, docteure en sociologie, ingénieure de recherche à l’EHESP, Arènes : « Humanisation et sécurisation des urgences en question »
  • Matti Suchier, doctorant à l’Université Lumière Lyon 2, Centre Max Weber : « titre à venir »



Conclusion / 17h30-18h

Maud Gelly, Audrey Mariette et Laure Pitti (Cresppa-CSU)




Programme à télécharger



  • Journée d’étude organisée par Jérôme Bas (Cresppa-CSU/CMW), Julia Legrand (IRDES/Cresppa-GTM), Alice Romerio (Gis CREAPT-Ceet / Cresppa-Labtop) et Delphine Ruiz (Cresppa-CSU).