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Le travail ouvrier hors des usines
Conditions de travail et d’emploi, identités, rapports sociaux


Lundi 16 janvier 2017, site Pouchet du CNRS

Journée d’étude organisée par Fabien BRUGIERE (CRESPPA-GTM) et Sabine FORTINO (Université Paris Ouest Nanterre, CRESPPA-GTM) dans le cadre du séminaire public du GTM 2016-2017 : Genre, travail, mobilités : regards croisés

Présentation


En contradiction avec les discours et représentations dominantes depuis les années 1980 sur la dissolution de la classe ouvrière, on constate, la persistance des ouvriers comme une composante importante de la population active française. Malgré une érosion des effectifs lors des dernières décennies, la catégorie socio-professionnelle des ouvriers réunit encore à l’heure actuelle près six millions d’actifs, sans compter les personnes non répertoriées comme telles.

Le travail ouvrier demeure ainsi une réalité incontournable du champ de l’emploi mais néanmoins mouvante sous l’effet de dynamiques diverses et complémentaires comme la globalisation économique qui suscite depuis les années 1980 une délocalisation des activités de production vers les pays en développement, les nouvelles formes organisationnelles fondées sur l’automatisation et le flux-tendu, la tertiarisation de l’économie et la précarisation du marché du travail pour ne citer qu’elles.

Dans ce contexte de crise et de recomposition des mondes ouvriers, cette journée d’étude se propose de s’intéresser au travail ouvrier hors du cadre spatial – et symbolique – dans lequel il est traditionnellement représenté et étudié, c’est-à-dire hors de l’usine. Cette définition comprend en premier lieu les formes de travail ouvrier accomplies au sein d’autres espaces : le milieu hospitalier, les ports et aéroports ou encore les institutions administratives et culturelles. Elle se réfère également à des formes de travail ouvrier qui ne sont pas rattachées directement à la production de biens, mais situées dans ses marges comme les activités de logistique et de maintenance. Elle désigne enfin – sans que ce trait ne soit exclusif des autres – des activités d’exécution invisibilisées, c’est-à-dire exercées dans les coulisses du travail.

Cette journée d’étude se propose d’analyser les diverses facettes du travail ouvrier hors des usines, d’en déterminer les conditions de travail spécifiques (isolement, mobilité, invisibilité ?) ou communes au domaine industriel, et de saisir la diversité des conditions d’emploi de ces travailleurs. Il s’agit également d’étudier les processus de construction des identités professionnelles – en les confrontant notamment à la question de l’identification au statut d’ouvrier voire à la classe ouvrière –, les formes de domination économique et sociale ainsi que les formes de résistance mises en œuvre par les ouvriers. On s’intéressera également aux modalités de structuration de ces groupes professionnels par les rapports sociaux de classe, de genre et d’ethnicité.



- Programme détaillé consultable sur Calenda



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Revoir l’introduction :

Réalisation Thomas Guiffard (CNRS, UPS Pouchet)

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MAJ: 28 avril 2022

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