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Féminismes matérialistes et analyses critiques


Séminaire public 2015-2016 Coordonné par Helena Hirata (Cresppa-GTM), Danièle Kergoat (Cresppa-GTM) et Michelle Paiva (Cresppa-GTM, Université Paris 8, associée GISCOP93).

Le mardi, site Pouchet du CNRS

Présentation du séminaire


Centré sur les féminismes matérialistes, leurs développements et formes de renouvellement, ce séminaire voudrait contribuer à mettre au jour quelques-unes des avancées et tensions qui traversent actuellement la réflexion sur le genre et participent du questionnement sur l’émancipation.

Avec la diffusion de la posture postmoderne, le déclin tendanciel du référent de classe, le déploiement des théories politiques de la sexualité et du questionnement sur les subjectivités, le succès du paradigme de l’intersectionnalité, du point de vue postcolonial et de la critique queer du sujet – autant de tendances auxquelles les gender studies ont tout particulièrement servi de relais –, les oppositions entre féminisme marxiste, matérialiste, différentialiste et culturaliste se sont recomposées. C’est cette recomposition qu’il s’agira d’interroger.

Par ailleurs, en tant que travail collectif de théorisation qui, depuis les années 70, emprunte au cadrage marxien l’horizon possible d’une société sans classes pour penser les catégories de sexe et leur disparition, l’analyse féministe matérialiste est sous-mobilisée, y compris au sein des mouvements de pensée « progressistes ». L’on peut faire en effet ce constat paradoxal d’une marginalisation persistante du féminisme matérialiste alors même que nous assistons à une remontée en puissance des théories critiques qui se réclament, pourtant, du matérialisme. Ce qui ouvre sur la question des conditions de production, de circulation et de réception des théories critiques comme sur celle des modalités selon lesquelles les débats et lignes de fractures se déplacent et se réorganisent depuis les années 70.

Finalement, il nous semble donc que le débat sur les contours et enjeux du « féminisme matérialiste » ou des « féminismes » qui se revendiquent d’un matérialisme (historique, culturel, marxiste, postmoderne ou queer) est aujourd’hui recouvert et que différentes conceptions du matérialisme sont en passe de se redessiner.

C’est dans ce contexte que nous proposons de centrer ce séminaire sur les féminismes matérialistes, leurs formes de renouvellement ou de recomposition et leurs contributions à l’analyse critique.


Programme


1ère séance, mardi 17 novembre 2015, 10h-13h: «Néomatérialisme. Un nouveau courant de théorie féministe ? », Cornelia Möser (Philosophe, Chargée de recherche CNRS, Cresppa-GTM).
Discutante : Claire Grino (Doctorante en philosophie Université Paris 1 et Université Laval, Québec).


2ème séance, mardi 15 décembre 2015, 10h–13h: « Enjeux politiques du travail : les apports du féminisme matérialiste », Alexis Cukier (Post-doctorant en philosophie, Centre Marc Bloch (Berlin), rattaché au laboratoire Sophiapol, Université Paris Ouest Nanterre La Défense).
Discutante : Helena Hirata (Sociologue, Directrice de recherche émérite CNRS, Cresppa- GTM).


3ème séance, mardi 26 janvier 2016, 14h-17h: « La politique du care et la question des travailleuses domestiques migrantes au Japon : féminismes face au défi néolibéral », Ruri Ito (Sociologue, Université Hitotsubashi, chercheure invitée Cresppa- GTM).
Discutante : Mirjana Morokvasic (Sociologue, Directrice de recherche émérite CNRS, Institut des sciences sociales du politique - ISP, Université Université Paris Ouest Nanterre La Défense).


4ème séance, mardi 8 mars 2016, 14-17h: « Toutes les femmes travaillent. Tous les hommes ne travaillent pas : retour sur une analyse matérialiste du travail domestique », Rose-Myrlie Joseph (ATER, Université Paris 7)
Discutante: Danièle Kergoat (Sociologue, Directrice de recherche honoraire CNRS, Cresppa- GTM).


5ème séance, mardi 5 avril 2016, 14-17h: « Des ‘vies minuscules’ aux ‘artistes ordinaires’ : une sociologie historique, féministe et matérialiste des beaux-arts est-elle possible ? », Séverine Sofio (Sociologue, Chargée de recherche CNRS, Cresppa-CSU).
Discutante : Magali Della Sudda (chargée de recherche CNRS, Centre Emile Durkheim, Sciences Po Bordeaux).


6ème séance, mardi 17 mai 2016, 14-17h: « Repenser l’oppression des femmes et le capitalisme : théorie unitaire et reproduction sociale », Cinzia Arruzza (Philosophe, Assistant Professor of Philosophy, New School for Social Research, New York City).
Discutante: Leïla Ouitis (philosophe, enseignante, GLFM - Groupe de lecture féministe matérialiste).


7ème séance, mardi 14 juin 2016,14-17h: « Théories du care et féminisme matérialiste : compatibilités, incompatibilités? », Helena Hirata (Sociologue, directrice de recherche émérite CNRS, Cresppa-GTM).
Discutante : Pascale Molinier (Professeure de psychologie sociale, UTRPP, Paris 13 SPC).

MAJ: 29 April 2022

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