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E. Varikas, Féminisme(s). Penser la pluralité

Eleni Varikas, avec D. Fougeyrollas-Schwebel and E. Lépinard, « Féminisme(s). Penser la pluralité », Cahiers du Genre, n°39, 2005.


Introduction :
Dès sa naissance, le féminisme, quels que soient les courants, pose la question de la pluralité humaine, ou plus exactement la question du non-respect de la pluralité humaine. L’exigence de l’égalité entre hommes et femmes, comme celle, plus subversive, de la liberté des femmes et de leur autodéfinition, visent en effet cette atteinte à la pluralité humaine qu’est la bicatégorisation hiérarchique selon le sexe. Si la théorie féministe a apporté une des plus précieuses contributions à l’analyse des processus de stigmatisation et d’infériorisation sociales, si — dans leurs meilleurs moments — les mouvements féministes ont dénoncé toute hiérarchie et catégorisation, leur cible fut et demeure la domination de genre qui constitue les femmes comme groupe à part, hétéronome. La centralité de l’antagonisme de sexe tend ainsi à obscurcir les autres antagonismes et rapports de pouvoir qui traversent le groupe des femmes, gommant ce qui les divise au profit de ce qui les unit : ce qui, d’une part, permet de penser et de construire les femmes comme sujet collectif de leur libération, mais, de l’autre, empêche de s’interroger sur la diversité des conditions requises pour que cette libération soit celle de toutes les femmes. Et comment distinguer les femmes en tant que groupe constitué par la domination, des femmes sujet politique de l’abolition de celle-ci ? [...] Lire la suite dans Cairn


 
3 février 2016