Anaïs Lehmann

Doctorante à l’université Paris 8





Articles dans des revues à comité de lecture

Anaïs Lehmann, « Une pause inespérée. Réévaluation des bénéfices de l'activité et pratiques protestataires des vendeuses “non-essentielles” à l'aune des confinements », Revue française de sociologie, vol. 65, n°4, 2024, p. 563-588.

Comptes rendus

Anaïs Lehmann, « Gilles Moreau, S’asseoir et se regarder passer. Itinéraire(s) d’un sociologue de province », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, mis en ligne le 22 juin 2022. Texte intégral

Anaïs Lehmann, « Gabrielle Schütz, Jeunes, jolies et sous-traitées : les hôtesses d’accueil », Sociologie du travail [En ligne], Vol. 62, n°4, 2020, mis en ligne le 12 décembre 2020. Texte intégral

Principales communications

« Des corps usés et domestiqués. Ce que la vente de prêt-à-porter fait aux jeunes femmes qui y travaillent », Séminaire « Travail des corps, corps au travail » de l’équipe Cultures publiques du Centre Max Weber, Université Jean Monnet Saint-Étienne, 22 janvier 2027 (à venir).

« Vendeuses, siège “déconnecté” et clients “devenus cons”. La conflictualité au travail dans les boutiques de prêt-à-porter en 2020 », Journée d’études « Ce que la pandémie a fait au travail », Sciences Po, 08 décembre 2026 (à venir).

« Un métier de contact par des femmes et pour des femmes. Assignations de genre et rapports de classe dans la vente de prêt-à-porter », Séminaire « Enquêter les classes sociales en Europe », EHESS (Paris), 21 mars 2025.

« Une remise en cause de la place du travail ? Enquête auprès de vendeuses de prêt-à-porter et de lingerie durant la pandémie de Covid-19 », XXIIe Congrès de l’Association Internationale de Sociologie en Langue Française (AISLF), Université d’Ottawa, 10 juillet 2024.

« Vendeuses ou préparatrices de commandes ? Ethnographie de “l’omnicanal” et de ses appropriations par les travailleuses en boutique de prêt-à-porter », 18ème édition des Journées Internationales de Sociologie du Travail (JIST), Université d’Évry, 3 juillet 2024.

« Quelles expériences de la crise pour les employées à l’arrêt ? Éléments de réévaluation de leur condition sociale chez de jeunes travailleuses subalternes », 10ème Congrès de l’Association Française de Sociologie, Session « Saisir la crise sanitaire “par le bas” », RT 5 (Classes, inégalités, fragmentations), Université Lumière Lyon 2, 6 juillet 2023.

« Peut-on parler de féminités ? Réflexions à partir d’une enquête sur les vendeuses de prêt-à-porter », Séminaire « Masculinités, féminités : approches sociologiques », EHESS (Paris), 04 avril 2023.

« Résister à sa condition subalterne ? Retour au travail et mobilisations discrètes d’employées de la vente “non-essentielles” », Séminaire « Perspectives féministes en sociologie politique » (CERAPS), Université de Lille, 10 juin 2022.

« Un “sale boulot” pour quelles jeunes femmes ? Diversité interne et rapports de domination chez les vendeuses de prêt-à-porter », Séminaire « Les âges du travail », EHESS (Paris), 15 décembre 2021.

« Jeunes et subalternes. Conditions sociales plurielles des vendeuses de prêt-à-porter à la lumière de leur accès à l’emploi », 9ème Congrès de l’Association Française de Sociologie, session croisée des Réseaux Thématiques 5 / 15 / 25 « Jeunes des classes populaires urbaines et rurales », Université de Lille, 06 juillet 2021.

« “Pendant le confinement, on vivait notre meilleure vie !” Rapports au travail et à l’emploi d’employées de la vente suite à une situation inédite d’arrêt de l’activité », Doctoriales du CMH, ENS campus Jourdan (Paris), 21 mai 2021.

« Les vendeuses de prêt-à-porter au temps du Covid-19, entre confinement et intensification du travail. Résister à sa condition subalterne ? », Journée d’étude « Le monde des services à la personne, le travail du “care”, en temps de crise sanitaire : Focus sur les oubliées de la crise », 27 avril 2021.

« L’aesthetic labour des travailleuses des services : serveuses et vendeuses face à la marchandisation de l’apparence » (avec Lucie Mezuret), Atelier doctoral Enquêtes, Travail, Intersectionnalité, 07 avril 2021.

« Classe, genre, race chez les vendeuses de prêt-à-porter. Premières réflexions », Journée d’étude du CMH « L’intersectionnalité en pratique : approches empiriques et méthodologiques de l’imbrication des rapports de domination », ENS campus Jourdan (Paris), 11 juin 2019.

« Le travail des vendeuses de prêt-à-porter. Enquête au sein de deux magasins parisiens », Journée de rentrée du Master Genre, politique et sexualité de l’EHESS (Paris), 13 octobre 2017.

« Etre vendeuse de prêt-à-porter, représenter un modèle de féminité », Journée d’étude « Chausser les lunettes du genre », EHESS (Paris), 26 juin 2017.

Discussions

Discussion de la session « Distinctions de classe dans les styles de vie juvéniles » du RT5 (Classes, inégalités, fragmentations), 11ème Congrès de l’Association Française de Sociologie, Université Toulouse Jean Jaurès, 09 juillet 2025.

Discussion de la thèse de Sarah Barrières, Subversions. Le mouvement des travailleurs à l’épreuve du genre dans la révolution tunisienne, Journée d’étude de l’axe GCR (Imbrication des rapports sociaux : Genre, classe, race) du CMH, ENS campus Jourdan (Paris), 20 mai 2025.

Discussion de l’ouvrage de Nicolas Jounin, Le caché de la poste. Enquête sur l’organisation du travail des facteurs, Séminaire général du Cresppa-CSU (Paris), 19 octobre 2021.

Discussion de l’ouvrage de Lise Bernard, La précarité en col blanc. Une enquête sur les agents immobiliers, Séminaire général du Cresppa-CSU (Paris), 20 novembre 2018.

Discussion de l’ouvrage de Gabrielle Schütz, Jeunes, jolies et sous-traitées : les hôtesses d’accueil, Séminaire « Classe, genre et migrations dans les relations de service » animé par Christelle Avril (EHESS, Paris), 29 mai 2018.

Animation de la recherche

Journées d’étude

  • Co-organisation de la journée d’étude « Styles de féminité. Apports et actualités d’un concept, perspectives empiriques » avec Shirine Abdoul Carime, Emma De Andreis et Irene Ramos Vacca, Campus Condorcet (Aubervilliers), 17 octobre 2025.
  • Co-organisation et responsabilité scientifique de la journée d’étude du Master Genre, Politique et Sexualité (EHESS), juin 2018

Séminaires et ateliers de recherche

  • Co-organisation du séminaire « Enquête de luxe : relations de service et rapports de classe internationalisés » à l’ENS-EHESS (avec Étienne Penissat, Amélie Beaumont, Marton Angyan, Lorélia de Bresson, Chloé Hubert, Anouck Manez et Margot Roisin-Jonquières), 2026-2027
  • Co-organisation de l’atelier « Analyse d’un corpus d’entretiens » à destination des doctorant·es du CMH avec Margot Roisin-Jonquières, 2021-2022
  • Co-organisation du séminaire général du Cresppa-CSU avec Pauline Delage, Trung Nguyên-Quang et Sylvie Tissot, 2021-2022
  • Co-organisation des Ateliers du CSU avec Angèle Jannot, Eve Meuret-Campfort et Delphine Naudier, 2021-2022
  • Co-organisation de l’atelier jeunes chercheur·es « Enquêtes, Travail, Intersectionnalité » (ETI) avec Aurélia M. Ishitsuka et Marianne Le Gagneur, 2019-2022

Responsabilités administratives et collectives

Depuis 2026 : Membre de l’équipe du projet BECLAP (Beauté, classe et pouvoir : Étude des trajectoires esthétiques de femmes et d’hommes [18-29 ans] aux prismes des cultures de classe et des rapports de pouvoir), financé par l’ANR, coordonné par Camille Couvry

Depuis 2023 : Membre du bureau du RT 5 « Classes sociales, inégalités, fragmentations » de l’Association française de sociologie

2018-2020 : Représentante des doctorant·es et membre du collectif acquisitions de la documentation du Cresppa

Diffusion et valorisation de la recherche

Interview pour l'article : « “Dès les premières semaines, on se retrouve toutes cassées” : dans les métiers de service et du soin, les douleurs invisibles des jeunes travailleuses », Le Monde Campus, 12 juin 2024 [aussi paru dans l'édition papier Le Monde du 12 juin 2024, sous le titre « Dans le service et le soin, une pénibilité invisibilisée. Les jeunes travailleuses de ces secteurs féminisés font face à une charge physique et mentale peu reconnue »], disponible ici

Interview pour l'article : « À moins de 30 ans, leur corps déjà abîmé par le travail : “Ça a quelque chose de déprimant de se rendre compte qu'on est toute cassée si jeune” », Le Monde Campus, 09 avril 2024 [aussi paru dans l'édition papier Le Monde du 10 avril 2024, sous le titre « À moins de 30 ans, le travail a déjà abîmé leur corps. Les jeunes travailleurs peu diplômés sont souvent davantage exposés aux tâches pénibles que leurs aînés »], disponible ici

Enseignement

2022-2024 : ATER, EHESS / EUR Gender and Sexuality Studies, Master Études sur le Genre.
 "Stage de terrain" (48h EqTD x2)
 "Les limites de l’enquête : enjeux éthiques, questions de droit" (36h EqTD x2)
 "Atelier de suivi des mémoires de M2" (12h TD x2)
 Référente handicap
2021-2022 : Mission d’enseignement, Université Paris 8, département de sociologie.
 "Décrire la société française" L1 (48h EqTD, mixte CM et TD)
2019-2020 : Mission d’enseignement, Université Paris 8, département de sociologie.
 "Présentation et analyse d’une grande enquête" L3 (48h EqTD, mixte CM et TD)
2018-2019 : Mission d’enseignement, Université Paris 8, département de sociologie.
 "Présentation et analyse d’une grande enquête" L3 (48h EqTD, mixte CM et TD) 

Formations, diplômes universitaires

2018 : Master 2 mention Sociologie spécialité "Genre, politique et sexualité" de l’EHESS
 Mémoire « La fabrique d’une position subalterne. Ethnographie des vendeuses de prêt-à-porter » sous la direction de Christelle Avril
2017  : Master 1 mention Sociologie spécialité "Genre, politique et sexualité" de l’EHESS
 Mémoire « Le travail des vendeuses de prêt-à-porter. Enquête au sein de deux magasins parisiens » sous la direction de Christelle Avril

Thèse en cours

Mépris de genre. La condition subalterne des vendeuses de prêt-à-porter

Thèse à l’Université Paris 8, sous la direction de Yasmine Siblot et de Christelle Avril (EHESS-CMH).

À partir d’une enquête ethnographique et statistique auprès de vendeuses de prêt-à-porter dans des enseignes du milieu et du bas de l’échelle, cette thèse développe l’existence d’un mépris de genre, articulé à d’autres rapports de pouvoir.

En examinant le contenu du travail dans ces enseignes, ses conditions concrètes, les manières dont les vendeuses l’investissent, la thèse met en évidence la place prépondérante des tâches d’ordre physique, leur renforcement et leur complexification par le développement croissant des services numériques en boutique, ainsi que la faible part des relations avec la clientèle, que les vendeuses surveillent plus qu’elles ne conseillent. Dévoilant que ces salariées sont à la fois hôtesses d’accueil, caissières, femmes de ménage, préparatrices de commandes et agentes de sécurité, la thèse montre que les vendeuses de prêt-à-porter ne sont pas seulement exploitées mais particulièrement disqualifiées par les organisations de travail et les bénéficiaires du service. Conjointement, elles ont moins de marges que d’autres travailleuses – employées ou ouvrières – pour requalifier ou revaloriser, ne serait-ce que symboliquement, leur travail. Le rôle du produit y est central.

La thèse élargit ensuite la focale en étudiant d’autres canaux de production du mépris de genre. Elle révèle que celui-ci est inscrit dans les trajectoires sociales, malgré des origines sociales hétérogènes, et qu’il se manifeste aussi bien sur la scène des rencontres conjugales et de la sexualité, à l’école, que dans la sphère familiale. À travers cette thèse, il apparaît que le mépris de genre (re)produit une condition subalterne.

Anaïs Lehmann
Cresppa-CSU
59-61 rue Pouchet
75849 Paris Cedex 17
Lui écrire

  • Sociologie du travail et de l’emploi
  • Imbrication des rapports de pouvoir (genre, classe, race, âge)
  • Féminités
  • Jeunesses
  • Rapports au politique
Mis à jour le 28/10/2026

Publications Hal



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